AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  


Partagez | 
 

 carmin ⊱ inglorious bastard

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
James Blackstone
UGLINESS IS MY MASTERPIECE
avatar

MESSAGES : 108
PSEUDO : louve ☽
CREDITS : moriarty

♢ UNHOLY TRINITY.
ADRESS: #000, 00th STREET
CONTACT LIST:
RP STATUS: libre ⊱ 3/3

MessageSujet: carmin ⊱ inglorious bastard   Lun 17 Fév - 14:42


inglorious bastard

« LA CLEMENCE : UNE ELEGANCE DES TYRANS POUR SE FAIRE DE LA PUBLICITE »
Un ciel de plomb dominait les buildings aériens de Chicago. Le brouillard enveloppait les passants d'un manteau gris,  obscurcissant le boulevard transfiguré par le vent. James accéléra le pas, relevant le col de son manteau style trois quarts sur ses épaules. L'image de sa lamborghini s'imposa dans son esprit. S'il se concentrait suffisamment, il pouvait sentir le parfum des sièges en cuir et entendre le ronronnement du moteur. "Tu peux pas faire attention abruti, tu bloques le passage !" "Vraiment ? Apprenez mademoiselle que je suis toujours dans mon droit. C'est l'apanage des obstinés." Une légère éclaircie, puis de nouveau la cohue désarticulée des piétons. James se concentra sur son prochain rendez vous. C'était un gros contrat, de ceux qui lui payaient les vacances qu'il ne prenait jamais. Il ne doutait pas d'être choisi pour le shooting de la nouvelle collection, son orgueil surdimensionné constituant la quintessence de son génie. La seule ombre susceptible d'entacher le tableau mesurait 1m72 pour 50 kilos d'imprévus. Ses traits se crispèrent imperceptiblement à l'évocation de son assistante. Elle incarnait tout ce qu'il méprisait chez la gente féminine, la beauté, l'allure, la ténacité. Un sourire carnassier fleurit sur la jointure sinueuse de ses lèvres. Elle finirait par capituler, ce n'était plus qu'une question de temps.

"Où est elle ?" La secrétaire se ratatina sur elle même, fustigée par le regard étincelant du photographe. Elle balbutia quelques excuses pitoyables avant de se précipiter dans le bureau, ses talons aiguilles martelant durement le sol en vinyle. James poussa un soupir excédé. S'il y avait bien une chose qu'il ne pouvait pas tolérer de ses assistantes, c'était qu'elles papillonnent lorsqu'il avait besoin d'elles. Sa perception du monde se restreignait à ses désirs immédiats, aussi devait il en être de même pour ses employées. Cette journée avait très mal commencée. Après sa lamborghini  qui était tombée en panne, c'était au tour de Carmin de jouer à cache cache au lieu de lui servir son café. Les nerfs à fleur de peau, James franchit les portes de son bureau. La pièce était minimaliste, éclairée par d'immenses baies vitrées qui laissaient filtrer de faibles rayons de soleil. Carmin avait discrètement posé une plante verte sur l'étagère d'un blanc immaculé. Cette espèce de bambou exotique était la seule note de couleur à l'exception de quelques photos qui égayaient les murs. James posa son attaché-case sur le comptoir puis consulta son agenda. La journée promettait d'être longue ! Il renversa la tête en arrière et s'adossa dans son fauteuil en cuir, les mains croisées derrière sa nuque. Il avait désespérément besoin d'un remontant, d'un shoot d'adrénaline qui l'aiderait à tenir ces quelques heures cruciales. Cette nuit avait été agitée. Il s'était réveillé en sursaut, les draps baignés de sueur collant sa poitrine haletante comme du latex. La chasse aux souvenirs laissaient des marques.

Dehors les nuages s'amoncelaient comme des flocons de neige. L'atmosphère pluvieuse reflétait une lueur monochrome et diffuse qui lui donnait le bourdon. Il extirpa de sa poche l'étui à cigarettes contenant la précieuse poudre blanche. C'était un besoin viscéral, une pulsion à la fois destructrice et orgasmique. James sniffa la trainée de cristaux blancs qui dénotait sur le couvercle métallisé. Aussitôt son corps se décontracta, le propulsant dans une réalité alternative en accéléré. Il resta immobile un long moment, savourant cette sensation intense et puissante qui réveillait ses neurones atrophiés par une succession d'insomnies. Lorsqu'il rouvrit les yeux, Carmin se tenait face à lui, sa longue chevelure ondulant soyeusement sur ses épaules. Force était de reconnaître qu'elle ne manquait pas de classe ! "Va me faire un café tu serviras à quelque chose une fois dans ta vie."

----------------------
    ugliness is an artistic masterpiece
    LA MODE EST UNE FORME DE LAIDEUR SI INTOLERABLE QU'IL FAUT EN CHANGER TOUS LES SIX MOIS. ♢ OSCAR WILDE
    code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Carmin Edqvist

avatar

MESSAGES : 51
PSEUDO : choupi.
CREDITS : shewolf, notre admin chérie.

♢ UNHOLY TRINITY.
ADRESS: #000, 00th STREET
CONTACT LIST:
RP STATUS: free 1/2.

MessageSujet: Re: carmin ⊱ inglorious bastard   Lun 17 Fév - 17:05


« CÔTOYER UN CONNARD, CA S'APPREND MAIS PAS SÛR QU'ON S'Y HABITUE VRAIMENT »


Le soir précédent, j'avais dû participer à l'une de ces soirées mondaines détestables à souhait mais à laquelle je me devais d'assister. Mais oui, vous savez. Il s'agissait pour moi, autant d'une obligation professionnelle que personnelle. Il ne fallait pas faire d'ombre à mon père et à ma mère, vous comprenez. Ils étaient probablement en train de se dorer la pilule à Bali ou je-ne-sais-où. Je ne les avais pas vus depuis deux ans mais nul doute qu'ils auraient pris la peine de reprendre contact pour me remonter les bretelles. Plus pour se donner bonne conscience que par réel intérêt. Ils n'avaient jamais été très présents et ça n'était pas maintenant qu'ils allaient élever leur "gamine" de vingt-quatre ans. Cela faisait un bail que je n'avais plus besoin d'eux de toute manière. Bref, il me fût difficile de sortir de ma torpeur après ma nuit abrégée. Je regardais mon radio-réveil. Et merde, j'allais être à la bourre. J'avais déjà un patron suffisamment casse-couille comme ça, j'allais devoir me coltiner sa mauvaise humeur communicative une fois de plus. Je poussais un long soupir et parvins à rassembler le peu de courage dont je disposais pour me préparer. Un café noir. Pas dans mes habitudes mais j'avais besoin de me requinquer. J'étais à présent partie et le chauffeur de taxi me prit en charge. J'avais réussi à rattraper mon retard, enfin presque. Il me fallut quelques secondes pour me rappeler qu'il n'y avait plus de café au bureau. Et, pour couronner le tout, mon patron n'acceptait d'absorber que la même mixture. Si le café n'était pas celui qu'il exigeait, j'étais bonne pour me taper une journée "photocopie". Je changeais alors de destination après l'avoir indiqué au chauffeur. Bonjour, mademoiselle. Il me faudrait un kilo du café bolivien Richard, s'il vous plaît. Et, par pitié, ne me sortez pas que vous n'en avez plus. Je la regardais à la limite de l'exaspération. Elle mit un temps fou puis finit par m'apporter la commande. Je vous ai mis un supplément, je sais que c'est pour Monsieur Blackstone. Je vous remercie. Je la gratifiais d'un sourire attendrissant. Après avoir réglé, je repartis de plus belle. Un coup d’œil sur mon portable me fit remarquer que j'étais à présent en retard. Le temps de rejoindre le bureau, j'aurais sûrement un quart d'heure de retard. Il valait mieux pour moi que je n'ai rien oublié. Comme prévu, j'arrivais avec quinze minutes de retard. Je détestais ça, surtout avec un tyran comme Blackstone.

A peine arrivée, je pris soin d'ajouter les cuillères de café nécessaires pour qu'il soit au goût de mon patron. Martha avait déjà fait chauffer l'eau, un gain de temps à ne pas négliger. Je n'avais eu qu'à rappuyer sur le bouton. Je me présentais alors à la porte de mon patron. Il était bourré de talent mais était une vraie diva ! Va me faire un café tu serviras à quelque chose une fois dans ta vie. Bonjour à vous aussi. Je sortis le café que je tenais dans la main que j'avais derrière le dos et le posais sur le bureau de mon patron. Autre chose ? Ah, tenez, les tirages du dernier shooting sont arrivés. Je les lui tendis puis je les posais finalement sur le bureau, consciente qu'il ne me les prendrait pas si je les gardais dans les mains.


Spoiler:
 

----------------------

entre mes lignes, tu vois ce que les autres ne voient pas. il suffit d'un signe, tu sais pour mettre mon cœur à tes pieds. @damienlauretta.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
James Blackstone
UGLINESS IS MY MASTERPIECE
avatar

MESSAGES : 108
PSEUDO : louve ☽
CREDITS : moriarty

♢ UNHOLY TRINITY.
ADRESS: #000, 00th STREET
CONTACT LIST:
RP STATUS: libre ⊱ 3/3

MessageSujet: Re: carmin ⊱ inglorious bastard   Lun 17 Fév - 21:20


inglorious bastard

« LA CLEMENCE : UNE ELEGANCE DES TYRANS POUR SE FAIRE DE LA PUBLICITE »
"Bonjour à vous aussi." Il la fixa du regard tout en appréciant le ton qu'elle venait d'employer. Il ne supportait pas cette insolence nimbée de soumission, cet art subtil de la double mesure dont les femmes raffolent en temps de guerre. Ses yeux gris s'attardèrent un instant sur son décolleté dentelé, glissant de son buste à ses hanches dans une mimique perverse absolument calculée. Lui aussi pouvait jouer les hypocrites et sortir l'artillerie lourde de la beaufitude masculine. Il n'aimait pas ses manières et il se devait de le lui faire comprendre ! Il finit cependant par détourner le regard d'un air blasé, reportant son attention sur les exemplaires du contrat dispersés sur son bureau. "Autre chose ? Ah, tenez, les tirages du dernier shooting sont arrivés." Sa main se crispa sur son stylo tandis qu'elle continuait de caqueter comme une pie en agitant une chemise cartonnée sous ses yeux cocaïnés. Elle finit pourtant par déposer le document sur l'acajou fraichement ciré, telle une poupée docile cintrée dans un tailleur impeccable. James l'examina une seconde et l'esquisse d'un sourire se matérialisa sur ses lèvres exsangues. Une chose était sûre, il ne se débarrasserait pas d'elle aussi facilement ! Ses prunelles brillaient d'une lueur inquiétante typiquement féminine, de cette flamme vibrante qui le narguait en silence.  C'était comme si elle s'était placardée sur le front l'inscription "Warning, je suis une battante".  e. c

----------------------
    ugliness is an artistic masterpiece
    LA MODE EST UNE FORME DE LAIDEUR SI INTOLERABLE QU'IL FAUT EN CHANGER TOUS LES SIX MOIS. ♢ OSCAR WILDE
    code broadsword.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: carmin ⊱ inglorious bastard   

Revenir en haut Aller en bas
 
carmin ⊱ inglorious bastard
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Inglorious Bastard - Hans Landa
» Inglorious Basterds
» INGLORIOUS BASTERDS - COL. HANS LANDA (MMS134)
» Inglorious Basterds
» MEP INGLORIOUS - We gon do one thing and one thing only

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PRETTY LITTLE FASHION. ✯  :: COMPAGNY AND CO. :: victoria's secret-
Sauter vers: