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 (r) we're not broken, just bent.

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Ramsay Staiger

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♢ UNHOLY TRINITY.
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MessageSujet: (r) we're not broken, just bent.   Mer 19 Fév - 17:29


it's been written in the scars on our hearts
«  I let you see the parts of me that weren't all that pretty
And with every touch you fixed them. »

credits © karengillandaily/tumblr.

☆ ☆ ☆

Aplatissant les traits de son front, pinçant l’arête de son nez, glissant ses doigts dans ses cheveux, Ramsay tentait - vainement - de chasser les signes de sa fatigue : certes, les chiffres de vente du magasine n’avaient pas chuté (au contraire) depuis qu’il avait pris la tête de la rédaction de la branche de Chicago, mais il n’était pour autant, pas question de relâcher la pression. Ainsi, tandis qu’il pianotait sur son ordinateur, signait des papiers et lisait des brouillons d’articles à s’en crever les yeux, son assistante, elle, rangeait une tonne de dossiers de la manière la plus ordonnée possible, passant parfois à vive allure dans son dos, repassant devant lui de sa démarche chaloupée et discrète. Pour une fois, il ne ressentait pas le besoin irrationnel de la suivre du regard à chaque fois qu’elle apparaissait dans son champ de vision, que ce soit pour se rincer l’oeil ou inspecter ce qu’elle faisait, histoire de couper court à toute potentielle erreur qu’elle commettrait dans son travail - pourtant pas si compliqué. Peu à peu, alors qu’ils s’acclimataient l’un à l’autre tandis que le soleil décroissait sur la ligne d’horizon, ils avaient moins de raison de se lancer des regards d’un bout à l’autre de l’étage, ou de se jauger comme ils l’avaient fait au départ. L’assistante avait eu du mal à se faire aux premiers changements, parfois elle n’avait pas suivi le rythme, il l’avait gentiment rappelée à l’ordre (ceci étant un euphémisme), à présent, il pouvait dire qu’il la jugeait assez débrouillarde pour lui laisser une marge de manoeuvre plus vaste. Une énième page s’imprimant dans son dos, Ramsay soupira : dehors, les rayons du soleil avaient largement faibli, n’atteignant qu’à peine le bureau, qui était dès lors plongé dans la pénombre, jusqu’à ce que l’assistante, passant à toutes jambes, n’allume la lumière. Elle détestait sans doute l’idée de devoir rester au travail aussi tard simplement parce que lui le faisait : sans doute qu’elle, elle n’avait pas de désagréable fiancée à l’air malin plaqué sur le visage qui l’attendait à la maison, ni même l’approche imminente d’une visite familiale qui tournerait au vinaigre si ses parents venaient à découvrir le pot aux roses - ni encore, la menace prochaine d’une soirée mondaine (encore) pendant au-dessus de sa tête. Tant de traquas que Ramsay se plaisait à oublier aussitôt qu’il franchissait les portes de l’enceinte du magasine : plaquant aussitôt un air assuré et un sourire suffisant sur son visage, le naturel chez lui revenait vite au galop. Pourtant à mesure que sa fatigue croissait, sa bonne volonté diminuait : à l’instant présent, seule l’assistante pouvait être spectatrice de l’air fatigué qui passait sur son visage, ou la façon dont son air narquois s’était dilué avec les minutes. Si elle venait à en parler de quelque manière que ce soit, elle risquait son job, elle le savait très bien, aussi se concentrait-elle sur autre chose. « Allez à la rédaction, normalement il manque encore des pages. Ensuite, vous aurez qu’à déposer le book chez moi. » Sortant d’un pas nonchalant de son bureau, il avait adressé ces mots sans un regard en direction de l’assistante : elle fit cependant tous les efforts du monde, puisque même du coin de l’oeil, il ne remarqua pas la moindre réaction de sa part. Il venait de prolonger d’au moins une heure la journée de travail de son assistante, mais elle restait de marbre, et il y était parfaitement indifférent. Attrapant ses affaires quant à lui, il quitta son bureau, ne sachant guère encore s’il rentrerait chez lui ou trouverait sur le trajet une excuse acceptable pour passer sa soirée autre part. Passant sa veste, soupirant d’aise à l’idée de pouvoir quitter le siège de son bureau, Ramsay s’engouffra dans l’ascenseur : seul pendant un étage, il fut presque surpris que celui-ci s’arrête à l’étage du dessous. Il pensait bien que son assistante et lui étaient les derniers, pourtant, le hasard venait de le contredire : les portes s’ouvrirent sur une chevelure rousse, qu’il reconnut bien vite - impossible de s’enfuir cependant, et hors de question de baisser les yeux, ou agir différemment que comme le ferait un rédacteur en chef digne de ce nom. Il pinça donc vaguement les lèvres, comme si sa bouche retenait à grand mal un juron, avant de laisser un regard ardent toiser la jeune femme, puis l’ignorer assez vite. Evidemment, Sigrid avait son orgueil à elle-aussi, ils se retrouvèrent vite tous les deux, en tête à tête, dans l’ascenseur. Dans un silence pesant et pour de longues secondes : longues secondes promises à s’allonger, lorsque la cabine s’arrêta brusquement, dans un gémissement qui ne disait rien qui vaille. Cette journée était vraiment à mettre dans les anales des journées désagréables par excellence : il soupira, levant les yeux au ciel pendant quelques secondes avant de se reprendre - être claustrophobe n’était, heureusement, pas une des tares inhérentes au jeune homme, mais ce n’était pas pour autant qu’il avait envie de rester ici.

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he likes you a lot, doesn't he ? - I was born in the arms of imaginary friends, made a home out of everywhere I've been. then you come crashing in, trying my best to understand all that your love can bring. oh, half of my heart's got a grip on the situation, half of my heart takes time. I was made to believe I'd never love somebody else. made a plan, stay the man who can only love himself, lonely was the song I sang, 'til the day you came showing me another way and all that my love can bring.
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