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 I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)

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Kurtis Saint-James

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MessageSujet: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Mar 25 Fév - 15:14



Roxanne & Kurtis




    Eh oh, tu m’entends ? Non, t’entends pas. La musique est bien trop forte, les spots lumineux sont bien trop aveuglantes. Mais pourtant t’as l’habitude, tu vis dans le monde de la nuit depuis tes 18 piges. C’est pas la musique ou la lumière aveuglante qui t’empêche d’entendre. C’est elle. Elle, dans son putain de carré VIP, accompagnée de ses invités VIP. Elle, dans sa robe noire ridiculeusement courte et moulante. C’est elle, qui se laisse aller dans une danse extravagante mais débordant de grâce, comme s’il n’y avait personne d’autre autour. Pardon ? Tu baisses les yeux vers cette fille. La musique est trop forte mais tu arrives à lire sur ses lèvres, comme toujours. Vodka Redbull. Tu t’affaires à réaliser son verre mais ton regard s’aventure encore vers le carré VIP. Le verre est trop chargé. Tu te dis que c’est un cadeau pour le temps d’attente mais en réalité, tu sais que c’est ce mec qui lui parle dans l’oreille qui t’as déstabilisé. Tu émets un rire nerveux. A chaque fois que tu es sur le point de l’oublier, ce fameux mur réapparait et se dresse entre vous deux, ce mur qui sépare vos deux mondes. Incompatibilité. Les filles comme elles ne fréquentent pas les mecs comme toi. Et puis, elle est trop futile pour toi, trop superficielle. Vous n’avez certainement pas eu la même vie et c’est ce qui vous rend incompatible. Et quand tu sembles oublier ce détail, ce putain de mur invisible est toujours présent pour te le rappeler. Tu tends le verre à cette fille. A vrai dire, tu la regardes réellement pour la première fois. Elle est belle. Blonde, grande, les yeux verts, complètement différente de ton fruit défendu. Elle te remercie et par sa manière qu’elle a de te regarder, tu sais que tu lui plais. Peut-être que c’est ce qu’il te faut. C’est vrai, tu ne peux pas constamment courir derrière l’inaccessible. Il est peut être temps que tu le comprennes.

    Tu sais pas combien de temps cette fille est restée là, à flirter avec toi. Le club est sur le point de fermer ses portes. D’ailleurs, t’es tout seul derrière ton bar, il reste toujours plus que toi à la fin. Tu pourrais demander à cette fille de t’attendre, ton shift est maintenant terminé. Tu pourrais la ramener chez toi, t’amuser, arrêter de t’encombrer d’histoires compliquées. Mais tu ne le fais pas. La fille se lève, note son numéro de téléphone sur un morceau de papier et te le dépose dans la main. Appelle moi. Sa demande semble désespérée mais en même temps, c’est comme si elle savait que tu n’as  l’intention de le faire. Puis elle part. Tu restes là, à contempler ce morceau de papier au milieu de ta main. Une écriture féminine, claire et lisible. Shannon, c’est son prénom. Ce genre de prénom qu’on donne aux filles qui causent pas de problèmes. Tu plies soigneusement le papier et tu le glisses dans ta poche. Peut-être qu’il te servira finalement. T’entends un raclement de gorge derrière toi. Tu te retournes, surpris, et elle est là. Elle te dévisage avec un air étrange, que tu n’arrives pas à identifier. Tu ne fais pas attention, tu commences à mettre tous les verres dans le lave-verre et tu passes un coup de torchon sur le bar. Elle est toujours là, à te regarder, sans dire un mot. Tu détestes quand elle fait ça, quand elle te donne l’impression que tu lui dois des explications. Tu balances le torchon sur le bar et tu te tournes vers elle, agacé. Je peux t’aider, Princesse ? Tu insistes bien sur le surnom que tu lui donnes. Tu sais comme elle déteste que tu l’appelles comme ça. Mais tu t’en fiches, toi tout ce que tu veux c’est qu’elle réagisse. Tout ce que tu veux, c’est qu’elle ressente la fureur que t’as ressenti quand tu l’as vu avec ce mec. Tu la détestes cette fille. Et pourtant, si ça avait été aussi simple que ça.
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Roxanne Burrows
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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Mar 25 Fév - 19:21

La soirée était une réussite. Le nouveau DJ avait permis de toucher une autre cible que les habitués de la boite. Ça avait été un choix risqué, mais maintenant qu'elle rejoignait le carré VIP et ses amis, elle se sentait soulagé d'avoir fait ce choix. La pression de la semaine retombait enfin alors qu'elle attrapait une coupe de champagne tendue par l'une de ses meilleures amies. « Félicitations Rox. » Un sourire s'étire sur son visage. Pour la première fois depuis des semaines, elle a l'impression de prendre enfin les bonnes décisions, d'être reconnue pour elle et non pas pour son nom de famille. Et ça lui fait un bien fou. Alors, elle danse comme si elle était seule dans sa chambre. Elle oublie le stress des dernières semaines, oublie le coup de téléphone de sa mère, oublie tout. Et puis, elle sait pas. Elle avait tout pour être heureuse ce soir, puis ça lui vient comme ça, comme une envie de clope. Elle a envie de le voir. Elle veut lui dire qu'elle est sereine ce soir et que peut être, ce truc qui les lie, peut être que ça peut marcher, peut être que ça en vaut la peine. Un mec lui murmure des trucs à l'oreille, mais c'est lui qu'elle veut entendre, c'est ses mains à lui qu'elle veut sur ses hanches, c'est avec lui qu'elle veut rentrer. Et elle se l'explique pas. Elle se l'explique vraiment pas. Pourquoi lui, pourquoi pas un autre ? Elle sait pas trop. Elle sait juste qu'à ses côtés, elle se sent plus légère, que son cœur bat un peu plus vite quand elle est proche de lui, alors même qu'elle avait promis l'indifférence à tout être humain. « Je t'offre un petit-déjeuner ? » Concentre-toi, Roxy. Dis lui oui. Laisse-lui t'offrir un déjeuner, laisse-lui t'offrir des compliments. Mais elle en est incapable. Son regard se pose, bien malgré elle, en direction du bar. La soirée est sur le point de se terminer, les gens se font de plus en plus rares. Il n'y a plus que quelques habitués au comptoir et cette blonde, que Roxy déteste, simplement parce qu'elle est tout ce qu'elle-même n'est pas. Ou peut-être, parce qu'il lui offre un sourire alors qu'elle n'a eu le droit qu'à un hochement de tête. Elle sait plus trop, Roxanne. Ca s'entrechoque dans sa tête, ça lui met l'estomac en vrille, ça l'empêche de vivre pleinement. « J'ai encore des choses à faire ici. Peut être une autre fois. » L'ancienne Roxanne n'aurait jamais hésité. Elle se serait contenté d'une partie de jambes en l'air minable dans un appartement luxueux avant de retourner à sa vie. Elle aurait flingué ce truc entre eux avant que ça commence véritablement. Ses talons claquant sur le sol de la boite, elle quitte le carré VIP et rejoint le bar. Elle s'installe derrière la caisse et le regarde, dragué cette pimbêche. Roxy, elle lui a déjà trouvé trois défauts majeurs. Le principal étant qu'elle n'était pas elle. Verte de jalousie, Roxy comptait les sous de la caisse, en essayant de leur accorder qu'un minimum d'intérêt. Roxanne, c'est pas un truc qu'elle s'explique. Elle n'a jamais été jalouse. Habituée à être sur la défensive quand il s'agissait du sexe opposé, elle était terrifiée à l'idée d'être blessée, à l'idée d'avoir mal, et puis il était arrivé et elle avait baissé ses gardes, comme l'idiote qu'elle était.

Je peux t'aider, Princesse ? Son sourire vacille l'espace de quelques secondes. Elle le déteste, lui et ce surnom ridicule qui lui offre comme d'autres lui offrent un verre. Elle déteste être réduite à cette image qu'elle renvoi, à cette personne qu'il imagine, à cette fille qu'elle n'est pas. Mais, Roxy, elle est douée pour camoufler ses failles. Son sourire ne s'altère que quelques secondes avant de retrouver sa pleine puissance sur son visage, une once d'autosuffisance en plus. « Tu peux remplacer Martin demain ? Ou tu as peut être des projets avec la jolie blonde ? » Non pas que ça l'intéresse. Elle s'en moque bien sur. Il est libre de faire ce qu'il veut, avec qui il veut. Ils ne se sont jamais promis l'exclusivité, encore moins la fidélité. « Je ne te paye pas pour draguer tout ce qui bouge. » qu'elle rajoute, du ton le plus professionnel qu'elle peut faire. Surtout quand tu peux me draguer moi.

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Kurtis Saint-James

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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Mer 26 Fév - 15:02


    Contrôle. Le premier mot qui te vient en tête si tu devais te définir. L’être humain est une faible nature, tu l’as compris très vite. Tu t’es toujours dit que tu ne serais jamais une victime de ta vie. Non, t’as toujours voulu en être à la fois le principal acteur et le metteur en scène. Ainsi, t’as pas versé une seule larme quand ton père s’est barré un beau matin après t’avoir déposé à l’école. Ainsi, t’as simplement haussé les épaules quand les docteurs t’ont appris que ta mère était atteinte d’une leucémie. Certaines personnes définissent cela comme de l’insensibilité mais ce n’est pas ton cas. Ta hantise, c’est la perte de ton contrôle, la faiblesse, la vulnérabilité. Ta véritable hantise, c’est que toutes les murailles que tu as bâti autour de toi s’effondrent les unes après les autres comme une ligne de dominos. Avec le temps, tu as appris à porter toutes les choses négatives de ton vécu sur tes épaules sans jamais t’apitoyer sur ton sort. La facilité est une chose que tu ne connais pas et tu t’es souvent retrouvé à te demander pourquoi c’était si simple pour les autres. Une putain de question existentielle sans réponse. C’est pour cela que tu méprises les gens comme elle, à qui la vie a toujours souri. Elle ne connait rien de la vie. Elle est fière de cette boite de nuit, qu’elle s’est achetée avec l’argent de Papa pour se trouver une occupation. Aussi occasionnellement pour confirmer sa supériorité sur le reste de ses amis. Si toi tu lui racontais que t’as toujours du mettre ta vie entre parenthèses pour les autres, pour que ta mère et ta soeur puissent avoir un toit, pour que ta mère puisse encore vivre aussi longtemps que possible, elle ne comprendrait pas. Si tu lui racontais comment que tu as du renoncer à tous tes projets parce que t’as constamment des gens qui comptent sur toi et sur cette force que tu tires d’on ne sait où, elle ne comprendrait pas. Si tu lui racontais ne serait-ce qu’un quart de ta vie, elle ne comprendrait pas. C’est vrai, tu la vois déjà clamer l’injustice ou te parler de karma, comme si la vie dépendait d’une immense roue de la fortune à faire tourner. Des conneries tout ça, c’est juste la vie.

    Mais elle, elle fait la différence. C’est ce qui te donne envie d’être si méchant et blessant avec elle. Tu ne sais pas l’expliquer. C’est la première personne qui t’affecte, la première qui arrive à mettre en danger ton contrôle. Tu la regardes et la seule chose que tu as envie de lui balancer pour rompre ce silence pesant, c’est un C’était qui ce mec ?  C’est l’une des raisons pour laquelle tu la détestes autant. Tu repenses à elle, dans les bras de ce mec et tu te surprends à réaliser à quel point t’aurais aimé être à la place de ce gosse de riche niais. Regarde-toi. Tu te sens pathétique, tu te sens ridicule à sentir les battements de ton coeur s'accélérer parce que son regard bleuté transperce le tien. Roxanne, c’est le genre de fille que tu ne peux toucher qu’avec les yeux. Tu l’as peut-être eu physiquement, mais tu ne l’auras qu’ainsi. Vous vivez dans deux mondes différents et parfois, tu te dis que ça aurait pu être plus simple dans une autre vie. Seulement dans une autre vie.  Tu peux remplacer Martin demain ? Ou tu as peut être des projets avec la jolie blonde ? Tu scrutes son visage suffisant et un sourire narquois ne peut s’empêcher de se glisser au coin de tes lèvres. Tu te demandes ce qu’elle fait encore là, alors qu’elle aurait pu te laisser tout simplement fermer le club, comme elle le fait certaines fois. Tu sais que derrière son sourire fier, elle bouillonne de ne pas avoir été ton centre d’attention ce soir. C’est toujours ça avec les filles comme elle, elles veulent toujours que ce soit elles qu’on regarde. Je ne te paye pas pour draguer tout ce qui bouge. Tu hausses les épaules et  ranges les derniers verres qui trainent. Puis tu t’approches d’elle. Tu ne peux pas t’empêcher de la regarder plus attentivement. Tu l’as vu de loin toute la soirée, maintenant qu’elle est à tes côtés, tu n’as pas envie d’en perdre une miette. Son parfum te monte au nez tandis que tu n’arrives pas à détourner le regard de ses lèvres rouge carmin. Deux secondes, c’est le temps qu’il te faudrait pour ta bouche se pose sur la sienne. Seulement deux putain de secondes. Vraiment ? Une belle hypocrite, ça te fait sourire. Pourtant, ça te dérange pas tant que ça d'habitude. Tu t’éloignes d’elle et recommence à nettoyer le bar, à l’aide de ton chiffon. J’avais pas prévu de la revoir mais maintenant que tu le suggères... Tu joues avec elle, tu testes sa patience, ses réactions. Tu la connais Roxanne, elle a toujours quelque chose en tête et c’est ce que tu cherches à découvrir. Qu’est ce que tu fais là, de toutes façons ? Le gosse de riche qui s’est frotté à toi toute la soirée ne t’a pas proposé de te raccompagner dans sa voiture de sport ? Tu te tournes vers elle et une fois que ses yeux bleus croisent une nouvelle fois les tiens, tu ajoutes simplement, un peu plus sèchement que prévu : En voilà des manières pour un fils de.
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Roxanne Burrows
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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Mer 26 Fév - 20:53

    Roxanne, elle a un complexe d'hypersociabilité. Elle a toujours besoin d'être entourée. Plus il y a de monde qui l'entoure, plus elle se sent à l'aise. Le silence l'angoisse. Être seule est probablement sa plus grande peur. Pourtant, elle se sent de plus en plus seule dans la foule. Parfois, elle a l'impression qu'elle pourrait disparaître et que personne ne s'en rendrait compte. Bien sur, ses parents seraient tristes. Son père écrirait probablement une chanson triste et la nouvelle collection de sa mère serait uniquement composée de noir. Mais ils finiraient par oublier, comme ses parents biologiques l'avaient oublié. Roxanne ne comptait pas. Personne ne l'avait jamais aimé. Sa boite de nuit, c'était son projet, sa façon à elle de marquer les esprits. Au fond, Roxanne, c'est une poupée désabusée, qui a peur qu'on l'oublie. Alors, elle surjoue. Elle minaude, elle rit trop fort, elle offre son corps à des inconnus. Elle bat des cils et brise des cœurs. Ca a toujours été comme ça. Elle ne sait pas être différente. C'est une princesse des temps modernes, celle qu'on déteste pour être née avec une cuillère d'argent dans la bouche. Roxy n'a jamais eu de problème avec son statut, c'est avec elle qu'elle a des problèmes. A force d'être une Burrows et de se soumettre à tous les clichés qu'on lui imposait, elle avait fini par oublier d'être Roxanne. Encore aujourd'hui, elle se sentait obligée de faire des mondanités alors même qu'elle aurait préféré passer la soirée avec Kurtis. Ses amis ne comprendrait probablement pas son engouement pour le barman, elle-même ne le comprenait pas. Elle jouait à l'indifférente avec tout le monde, avec elle-même surtout. Pourtant, il avait suffi qu'elle l’aperçoive avec une autre fille pour sentir son cœur vaciller. Il lui avait juste offert un sourire, c'était rien un sourire, elle en offrait plein elle. Ca lui était insupportable. Malgré elle, elle ressent ce besoin de se rapprocher de lui, de se rappeler à son bon souvenir, de s'assurer qu'il ne l'oubliera pas.

    Ils se disent rien pourtant. Ils restent là, l'un à côté de l'autre, comme deux parfaits inconnus. C'est ce qu'ils sont après tout. Roxanne, elle ne connaît rien de lui. Bien sur, elle entend encore sa voix rauque lui murmurer qu'il a envie d'elle, elle connaît le grain de sa peau contre la sienne et les battements de son cœur. Mais, ce n'est rien. Il y aura une barrière entre eux, un truc infranchissable qui les empêcheront d'aller de l'avant. La princesse et le paysan, c'était une histoire de conte de fées. La réalité était tout autre. Roxy avait parfaitement conscience que la pute de vie ne leur laisserait jamais une chance. Malgré tout, son corps réagit à la proximité du sien. Son souffle se fait irrégulier. Ses yeux bleutés détaillent le contour de son visage. Elle n'a qu'à se mettre sur la pointe des pieds pour obtenir ce qu'elle a désiré toute la soirée. Vraiment ? Son sourire s'efface. Ses talons touchent le sol. Elle met de la distance entre leur deux corps. Elle n'a pas envie de jouer à ce jeu. Elle sait ce qu'il cherche à faire. Il réussit et ça l'agace. Elle déteste le pouvoir qu'il a sur elle et la facilité avec laquelle il joue avec ses humeurs. Pourtant, ça te dérange pas tant que ça d'habitude. Et ben si, tu vois, ça me dérange. Ca me dérange que tu puisses regarder une autre que moi. L'idée que tu puisses avoir une autre fille que moi dans ton lit me donne envie de gerber. Mais elle dit rien, Roxy. Elle se mord la lèvre très fort pour éviter de lui crier dessus. Elle doit se contrôler pour ne pas se conformer au cliché de la princesse capricieuse. Roxy, elle n'a jamais été jalouse. Ce n'est pas dans son tempérament, principalement, parce qu'elle a toujours eu ce qu'elle voulait. Mais avec lui, c'est différent. Ca la prend aux tripes, ça monte dans sa poitrine, ça joue avec son cœur. J’avais pas prévu de la revoir mais maintenant que tu le suggères. Son cœur s'affole rien qu'à l'idée qu'il puisse être avec une autre. Elle reporte son regard sur lui et les mots s'échappent de ses lèvres, dans un ton offusqué qui lui était encore inconnu jusqu'à présent. J'ai rien suggéré du tout. Ses joues s’empourprent. Je veux dire, t'es libre de faire ce que tu veux de ton temps libre. Mais pense à moi quand elle te souris, pense à moi quand vous aurez trois gosses et qu'elle ne te fera plus rien au lit. Pense à moi tout le temps, s'il te plaît. Parce que moi, je sais plus comment faire pour ne pas penser à toi. Qu’est ce que tu fais là, de toutes façons ? Le gosse de riche qui s’est frotté à toi toute la soirée ne t’a pas proposé de te raccompagner dans sa voiture de sport ? Elle tourne la tête, son regard croise le sien et elle est presque sûre que son cœur s'est fait la malle quelque part. T'es jaloux maintenant ? Elle fait la fière, mais elle en mène pas large, la petite. En voilà des manières pour un fils de. Elle sait que c'est une remarque, rien que pour elle, pour la remettre à sa place. Si ça ne l'est pas, c'est comme ça qu'elle le ressent. Figure toi qu'il m'a proposé. C'est un garçon bien élevé. Il m'a même proposé un petit-déjeuner, lui.Elle accentue bien la dernière syllabe. Mais c'est pas avec lui que je voulais finir la soirée.

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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Jeu 27 Fév - 0:02


    Il y a une chose à laquelle tu ne peux pas t’arrêter de penser. Le sentiment que tu as ressenti quand tu l’as vu dans les bras de ce mec. Un sentiment que tu n’as pas beaucoup connu, ce qui t’effraie d’autant plus. Tu n’aimes pas les surprises, tu n’aimes pas l’inconnu. Pourtant avec elle, tu as toujours l’impression de marcher dans le noir. La voir avec ce type, ça t’a tout simplement envie de quitter ton bar, de rejoindre ce carré VIP et de lui demander de la lâcher, quitte à utiliser tes poings pour qu’il le fasse. L’envie de t’emparer du micro et de dire à toutes ces têtes de cons que tu as servi tout le long de la soirée que c’est dans tes bras que la célèbre Roxanne Burrows s’est réveillée hier matin. Tu avais juste envie qu’ils sachent tous que c’est avec toi qu’elle a passé la nuit dernière, et la nuit d’avant-hier, et encore celle d’avant. Avec toi, le pauvre barman à qui rares sont ceux qui lui offrent un bonsoir et un merci. De la voir avec lui, ça t’a profondément agacé car tu as du admettre que ce ne serait pas avec toi qu’elle finirait sa nuit. Et ce constat t’as donné envie de tout casser, d’envoyer chier Connard n°1 et de foutre ton poing dans la belle gueule de Connard n°2. Plus communément, t’as ressenti ce qu’on appelle de la jalousie. Tu connais pas la jalousie. T’as jamais eu à ressentir de la jalousie dans ta vie. Quand on est gâté par la nature, on a déjà tout ce qu’on veut, peu importe l’étendue du compte en banque. Des filles, tu en as toujours eu et tu en auras toujours. Si tu t’es longtemps contenter de ça, maintenant ça te suffit plus. Tu te fiches d’avoir des filles désormais. T’en veux une en particulier. Et la moins accessible de cette putain de Terre, sinon ce n’est pas drôle. Tu t’en veux de t’être pris au jeu, tu t’en veux d’avoir perdu ton indifférence. Si seulement tu avais su. Toute ta vie, tu t’es efforcé d’être indifférent aux choses pour ton propre bien. Dans la vie, on ne manque pas de quelque chose qu’on ne connait pas. C’était ce que ton père répétait constamment, du temps où l’homme était encore ton modèle. Tu as été faible avec elle. Tu as perdu ton indifférence et c’est comme ça qu’elle en est venue à te manquer. C’est comme ça que tu en es venu à la désirer à tes côtés ce soir mais que tu t’es encore une fois senti bien trop loin d’elle. Tu as passé ta soirée tiraillé entre la jalousie et la possessivité. Combo destructeur. Évidemment Roxanne, détruis moi plus que tu ne le fais déjà.

    Tu ressens sa curiosité par rapport à la fille de ce soir. Tu ne sais pas si c’est de la simple curiosité ou une question d’insécurité mais tu aimerais que ce soit le cas. Tu la titilles en la remerciant de te suggérer de la revoir parce que c’est la seule chose que tu peux faire. C’est vrai, tu ne peux pas lui dire que tu as passé la soirée à la comparer à elle. Tu ne peux pas lui dire que même si cette fille valait bien mieux qu’elle, c’est toujours vers elle que ton regard s’aventurait. J'ai rien suggéré du tout. Je veux dire, t'es libre de faire ce que tu veux de ton temps libre. Bien évidemment, c’est pour cela qu’elle te demande de remplacer Pierre, Paul ou Jacques. S’il y a bien une chose que vous avez en commun Roxanne et toi, c’est votre soif de contrôle. Le rouge s’installe sur ses joues. Elle est belle quand elle rougit, enfin un peu d’humanité. Tu es démangé par l’envie de poser tes doigts sur ses joues rougies. Bien sûr, tu ne le fais pas. Et par la même occasion, tu maudis toute sorte de pulsion du genre qui vient compliquer les choses. Tu rougis, Princesse. Tu prends un malin plaisir à insister sur sa gêne. Tu aimes la voir démunie, prise au dépourvu. Les seuls moments où Roxanne perd ses artifices et où tu sembles apercevoir à travers elle une personne bien différente de celle que tu côtoies quotidiennement. C’est drôle qu’elle soit encore là, à se renvoyer la balle avec toi. Tu veux savoir pourquoi elle est encore là. Tu veux savoir si t’as un rôle à jouer dans tout ça. T'es jaloux maintenant ?  Tu émets un petit rire moqueur, en réponse à ce sourire fier qui illumine son visage. C’est elle qui parle de jalousie. Alors que c’est aussi elle qui se retrouve à compter la caisse aux petites heures du matin juste pour bien vérifier qu’elle t’attire toujours autant. Figure toi qu'il m'a proposé. C'est un garçon bien élevé. Il m'a même proposé un petit-déjeuner, lui. Tu te tournes vers elle en applaudissant. Un petit déjeuner pour finir dans son lit, bien sûr c’est cher payé. Tu te retiens néanmoins de dire cela. Il est un peu plus de 5h du matin, tu as étrangement d’autres volontés que de voir la princesse Roxanne dans tous ses états parce que tu l’auras offensé. Au lieu de ça, tu la regardes avec toujours ce même sourire narquois. Mon dieu, chapeau, quelle éducation, mea culpa. Tu arrêtes d’applaudir et tu la regardes simplement. Tu sais pas ce qu’elle te fait cette fille. Mais à cet instant, tu sais que toute cette soirée que tu viens de passer à essayer de ne pas penser à elle a été vaine. Mais c'est pas avec lui que je voulais finir la soirée. Ton regard ne quitte pas le sien. Tu te demandes pourquoi elle te dit ça. Tu te demandes pourquoi c’est avec toi qu’elle est actuellement. Ce n’est pas comme si vous parliez. Les seuls dialogues que vous échangez sont composés de railleries et de sarcasmes. Le seul moment où tout cela cesse, c’est quand elle pose sa tête sur ton torse nu et que tu reprends ton souffle, en autorisant tes doigts à jouer avec ses cheveux. Tu arques un sourcil et croises les bras, t’appuyant sur le bar. Eh bien, quelle déception pour ton prince charmant. Il a certainement pas dû en rencontrer beaucoup des princesses qui préfèrent la compagnie du méchant loup. La vérité, c’est que tu ne sais pas sur quel pied danser avec elle. Tu voudrais savoir ce qu’elle a en tête. Au final, tu n’as pas envie d’être son jouet. D’être le dernier caprice de la petite Princesse, le caprice indomptable qui en devient un challenge. Tu pourrais l’amener chez toi, ne serait-ce que pour sentir ses paumes sur ton corps, sa peau contre la tienne. Au fond, c’est ce que tu veux et c’est surement ce qu’elle veut aussi. Mais tu te retiens de le faire. Pas tant qu’elle ne te l’aura pas clairement formulé. Tu saisis deux verres que tu n’avais pas encore rangé. A vrai dire, tu as envie de t’amuser encore un peu, avant d’arriver à la finalité de cette soirée. Bois un verre avec moi, Princesse. Je te l’offre, tu lui dis simplement, en commençant à servir deux Téquila.

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    who said you can't lied forever lied
    of course, i'm living forever, i'll live long
    you can't ever deny my force
    i'm living forever
    forever, i'll live
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Roxanne Burrows
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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Jeu 27 Fév - 19:39

    Tu rougis, Princesse. Le regard qu'elle lui adresse n'a rien d'un regard aimable. Roxanne ne rougit pas. Jamais. La honte, ce n'est pas un sentiment qu'elle apprécie. Pourtant, elle a honte Roxanne. Elle a honte d'agir comme une fillette de 12 ans qui découvre les sentiments amoureux. Elle a honte de son nom de famille. Elle a honte de ses privilèges. Et tout ça, parce que lui, n'a pas eu la même chance qu'elle et parce que lui ne la verra jamais autrement que comme une princesse capricieuse. Jusqu'à présent, aucun homme n'avait réussi à foutre le bordel dans sa vie autant que Kurtis. Il remettait tout en cause et l'obligeait à affronter ses contradictions et les failles d'une vie superficielle qui lui suffisait amplement jusqu'à présent. Et ça l'énerve de lui avoir laisser ce pouvoir, elle, le monstre d'indifférence, elle, l'abonnée des relations superficielles. Ca l' énerve, la facilité avec laquelle il sait appuyer là où ça fait mal. Ca l'agace, parce qu'il ne cherche pas à voir derrière les préjugés. Peut être que le mec en question était un cliché de l'homme riche qui consomme sans modération. Peut être qu'il était différent. Peut être qu'elle était différente.Mon dieu, chapeau, quelle éducation, mea culpa. Mais c'était une notion abstraite pour lui. Tous les gosses de riches étaient les mêmes et c'est ce qu'elle était Roxanne, une gosse de riche, qui avait toujours eu tout ce dont elle désirait. Pourtant, c'était pas de sa faute si elle avait eu la chance d'être adoptée par un couple aimant, qui avait réussi à vivre de leurs rêves. Pardon, j'avais oublié que les bonnes manières ne s'apprenaient que dans nos écoles de riche. Tu sais ce qu'on apprend aussi ? Que l'éducation, c'est pas un truc inné. Ça s'acquière. Alors c'est quoi ton excuse pour être aussi con? Elle ne comprend pas pourquoi une minute elle a envie de se réfugier dans ses bras et d'oublier le reste du monde et l'autre elle a envie de mettre ses mains autour de son con et de serrer jusqu'à ce qu'il lui offre son dernier souffle. C'était clairement malsain cette histoire. Il y a longtemps qu'elle aurait du prendre ses jambes à son cou ou le virer. Mais non, cette idiote avait flirté et lui avait offert la chaleur de ses cuisses et une petite part d'elle-même qu'elle n'avait jamais offerte à personne. Elle s'était protégée pourtant. Les sentiments, elle avait pas voulu les attraper. Elle aurait préféré une petite MST, qui se soigne avec des antibiotiques. Eh bien, quelle déception pour ton prince charmant. Il a certainement pas dû en rencontrer beaucoup des princesses qui préfèrent la compagnie du méchant loup. Elle se tourne vers lui et lève un sourcil, intrigué par sa réponse et la satisfaction qu'il semble tirer de son aveu. Pour Roxy, ça coule de source qu'elle a envie de finir ses soirées avec lui. Mais elle n'est pas prête à l'admettre. Elle a encore du mal à se l'admettre à elle-même La vérité lui fait peur. Alors elle passe son temps à mentir, à lui, mais surtout à elle-même pour fermer les yeux sur les choses qu'elle ne veut pas voir. Son cœur lui dit d'arrêter de se mentir. Son cerveau, lui, se marre bien et prétend qu'elle aime le défi et c'est tout. Peut être que la princesse est fatiguée de faire la conversation à des princes qui n'ont de charmant que leur héritage. Peut être que la princesse préfère sa propre compagnie à celle du méchant loup. Et peut être que la princesse en a marre d'être traitée comme telle. La fin heureuse des contes de fées, elle sait que ce n'est pas pour elle. Elle est vouée à épouser un homme de son milieu, qu'elle méprisera avant d'avoir mis au monde son premier rejeton. Quand elle était petite, elle avait demandé ce que c'était le bonheur. On lui avait répondu que c'était être en compagnie d'une personne, dans un endroit dont on n'avait pas envie de partir. Sa mère lui avait toujours dit que le bonheur c'était trouver sa place sur cette terre. Or, Roxanne, elle n'a jamais vraiment su où elle appartenait. Elle ne sait pas vraiment qui elle est. Elle sait qu'elle a de l'argent, qu'elle est belle, qu'elle est assez intelligente pour obtenir ce qu'elle désire. Mais ce soir, ce qu'elle désire, c'est lui et elle sait qu'hormis quelques incartades, elle ne l'obtiendrait jamais vraiment. Il appartenait à un monde trop différent. Sa vie était trop compliquée pour que Roxanne puisse s'y faire une place.Bois un verre avec moi, Princesse. Je te l’offre. Elle s'assoit à ses côtés, lasse de ce petit jeu qu'ils jouent en permanence. Roxanne, elle ne sait plus ce qu'il attend d'elle. Elle est habituée à ce qu'on recherche sa compagnie. Mais avec Kurtis, c'est l'inverse. Sa personne toute entière semble le répulser. Techniquement, c'est mon argent qui a payé tout l'alcool de ce bar. Donc je te l'offre. Mais ta gueule, Roxanne. Profite de ce qu'il t'offre. C'est probablement tout ce que t'obtiendra de lui. Un verre et un gros bleu au cœur. Merci qu'elle murmure plus doucement cette fois, ses lèvres se trempant dans le liquide brun. Je peux te poser une question ? Les questions, c'était pas vraiment leur trucs. Ils se contentaient d'émettre des jugements sans se soucier de la vérité. Et si Roxanne n'avait pas déjà bu plusieurs verres au carré VIP et que la fatigue ne prenait pas doucement possession de son corps, elle n'aurait probablement jamais osé. Pourquoi tu nous méprises autant ? Est ce qu'un gosse de riche t'a tabassé quand t'étais plus petit ? Est ce qu'une garce prétentieuse comme moi a brisé ton petit coeur de pierre ? Non mais vas-y, Kurtis, explique-lui pourquoi elle n'aura jamais vraiment le droit à une chance.

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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Jeu 27 Fév - 22:47


    Une des choses que tu retiens du mannequinat : les filles. Bien sûr avec ton visage d’ange à qui on donnerait le bon dieu sans confession, tu en as toujours eu des filles. Mais le milieu du mannequinat n’a fait que multiplier la liste de ton tableau de chasse. Tu t’en fiches, ce sont toutes des filles avec qui tu as couché une fois, deux fois, peut-être même trois quand tu étais de bonne humeur. Et après tu zappes. Pourquoi ? Parce que s’il y a bien une chose que tu fuis plus que tout, c’est l’attache. Tu as toujours eu peur de perdre ton indépendance, de t’attacher à quelqu’un qui n’en vaudra pas la peine. Tu ne crois pas en l’amour. T’y croyais avant, quand tu pensais que tes parents finiraient leur vie ensemble. T’y croyais avant, quand t’étais gosse et qu’il était inconcevable pour toi que ta famille se brise en mille morceaux, comme un malheureux vase en verre. Tu pensais appartenir à un milieu où les sentiments étaient aussi solides que les chaines des balançoires de ce parc où ton père avait l’habitude de t’emmener. Au final, tu as mis plus de temps de prévu à réaliser qu’ils étaient aussi fragiles qu’un château de cartes. Un coup de vent et tout s’est envolé, ne te laissant plus que des souvenirs que tu voudrais oublier. Voilà ce que c’est l’amour, un sentiment éphémère qui a le pouvoir de vous flinguer. Et toi, tu préférais encore mourir d’une crise cardiaque sur le champ que d’un mal d’amour. Une fin plus rapide et moins douloureuse. Ton regard se balade sur elle, sur son corps frêle. Un corps frêle que tu connais par coeur mais dont tu n’arrives pas à te lasser. Tu demandes pourquoi, pourquoi elle, pourquoi c’est elle ton exception. Tu ne fais pas d’exception. Pourtant, c’est différent avec elle. Tu l’as une fois et tu ne penses qu’à l’avoir à nouveau. Elle t’attire tout simplement. Ca te coince à la gorge de l’admettre mais c’est le cas. Tout chez elle t’attire. Son parfum, ses lèvres, son corps. Aussi ses manies de garce et ses caprices d’enfant gâtée alors que c’est tout ce que tu détestes. Puis, il y a ce mystère dans ses yeux. Ses yeux, qui te font oublier souvent que tu es Kurtis et qu’elle est Roxanne. Ses yeux, qui te font croire parfois que tout n’est pas impossible.

    Pardon, j'avais oublié que les bonnes manières ne s'apprenaient que dans nos écoles de riche. Tu sais ce qu'on apprend aussi ? Que l'éducation, c'est pas un truc inné. Ça s'acquière. Alors c'est quoi ton excuse pour être aussi con? Mais bien sûr, redescends sur Terre, Kurtis. Impulsivement, tu serres le poing. Ce qu’elle peut t’énerver quand elle s’y met. Elle ne fait que te répondre, que se défendre face à tes accusations. Pourtant, t’as l’impression qu’elle te pousse plus bas que Terre. C’est comme si... Comme si elle te rappelait encore une fois que tu n’es pas assez bien pour elle. Prends pas tes airs d’enfant star avec moi, Roxanne. Ton ton est plus sec que tu ne l’avais prévu. Surtout que pour une fois, c’est son prénom que tu as utilisé. Roxanne. Un beau prénom en soit, qui te fait penser à la chanson de The Police. Un beau prénom qui sonne si faux sortant de ta bouche. Peut être que la princesse est fatiguée de faire la conversation à des princes qui n'ont de charmant que leur héritage. Peut être que la princesse préfère sa propre compagnie à celle du méchant loup. Tu essaies de comprendre où elle veut en venir mais tu as comme l’impression que c’est à elle-même qu’elle s’adresse. Tu fais vos verres en silence. Tu ne sais pas pourquoi tu cherches à repousser le moment où vous irez chez toi ou chez elle. Peut-être que ce soir, tu as envie de plus. Peut-être que tu veux plus que ce qu’elle offre à tous les autres. Peut-être que tu veux te sentir particulier pour elle. Peut-être que tu cherches des réponses aux questions que tu te poseras quand elle disparaitra de ton lit en début d’après-midi dans un chaud rayon de soleil. Techniquement, c'est mon argent qui a payé tout l'alcool de ce bar. Donc je te l'offre. Un sourire se glisse sur le coin de tes lèvres. Réaction enfantine typique qui fera certainement débat si tu répliques. Puis, tu te fiches de qui paye, tu veux juste boire un verre avec elle. Si ça peut te faire plaisir. Elle prend place à côté de toi. En buvant un gorgée de ton verre, tu remarques à quel point ton bras est près du sien. Que deux centimètres. Deux centimètres et ta peau touche la sienne. Elle veut te poser une question. Tu n’as pas l’habitude qu’elle pose des questions. En temps normal, tu te serais braqué, gêné qu’elle s’intéresse soudainement à toi. Mais là, tu te contentes juste de hausser les épaules. Pourquoi tu nous méprises autant ? Est ce qu'un gosse de riche t'a tabassé quand t'étais plus petit ? Est ce qu'une garce prétentieuse comme moi a brisé ton petit coeur de pierre ? Tu souris, une nouvelle fois. C’était plutôt ton genre de tabasser les gosses de riche tout comme c’était aussi ton genre de briser les coeurs. A vrai dire, t’as du mal à répondre à cette question. Tu sais même pas si tu as une réponse à cette question. Non, tu dis tout simplement, prenant une nouvelle gorgée de ton verre. Puis tu la regardes quelques secondes, sans rien dire. Peut-être que je vous envie. Peut-être que je voudrais aussi que mon seul problème soit que Papa n’ait pas voulu payer pour ma nouvelle voiture ou pour mes vacances à Aspen. Oui, au fond peut-être que c’est ça. Peut-être que tu envies leur simplicité, leur superficialité. Tu sais que tu y as été un peu fort avec elle, que tu aurais pu faire preuve de plus de finesse. Mais t’as jamais pensé à elle. Tu as toujours pensé à toi. Penser à comment te protéger de son emprise. La repousser, c’est le meilleur moyen que t’as trouvé. Tu te tournes vers elle. Si elle veut des réponses, il s’avère que t’en veux aussi. Pourquoi tu perds ton temps avec moi ? Tu peux avoir qui tu veux et t’es là, à boire un verre avec moi. Tu lèves les yeux au ciel. Tu veux juste éviter de croiser son regard. En soupirant, tu baisses les yeux vers ton verre. Je veux pas que tu t’attardes sur moi juste pour te rassurer et être fière de te dire que tu peux m’avoir. Je veux certainement pas être ton dernier caprice. Que ce soit clair, je suis pas un jouet. Tu finis ton verre d’une traite. Tu sais pas pourquoi tu lui dis tout ça. Mais c’est trop tard. Et tu n’as plus le temps pour les regrets.

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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Sam 1 Mar - 15:01

    Prends pas tes airs d’enfant star avec moi, Roxanne.Elle lui adresse un regard noir, principalement parce que Roxanne sonne comme une insulte dans sa bouche, pire que les princesses qu'il lui adresse. Probablement parce que la jolie brune doit gérer son nom de famille depuis toute petite, qu'elle doit se battre plus fort pour qu'on oublie que tout ce qu'elle a n'est dû qu'à son statut de fille de et non à son travail acharné. Qui se soucie de savoir qu'elle passe ses journées à travailler pour organiser les meilleures soirées quand on sait que son père peut lui obtenir ce qu'elle désire en un claquement de doigts ? Personne. Pas même sa mère qui pense que son travail n'est qu'un hobby et qu'elle finira par se lasser. Elle s'empressera de lui adresser un sourire condescendant avant de lui rappeler que c'est pas grave, on attendait rien d'elle. Personne n'a jamais cru en elle. Si elle n'est pas considérée comme une petite fille gâtée, elle est considérée comme un joli minois. Au fond, elle ne sait pas lequel est le plus révoltant et elle s'en moque. Elle sait qu'elle ne sera jamais vu pour ce qu'elle est vraiment, que sa réputation la précède et la façonne. Elle n'arrivera jamais à s'en détacher et Kurtis ne fait que lui rappeler cette triste vérité. C'est ce que je suis non ? Une enfant star. Un rire s'échappe de ses lèvres, mais il n'a rien du rire harmonieux qu'on lui connaît. Il sonne atrocement faux et si Roxy n'était pas une fille forte, un sanglot aurait pu se faire entendre. Elle attrape la bouteille de tequila et se ressert un verre. Je ne fais qu'approuver tous les clichés que tu pourrais avoir sur moi. Que tu as sur moi se retient-elle de préciser. Et vraiment, ça ne devrait pas la blesser. Elle y est habituée, mais dans sa bouche, c'est plus douloureux. Ça érafle son cœur, qu'elle pensait indifférent à tout. Personne n'a jamais réussi à l'atteindre avec autant de facilité. Chacune de ses relations était superficielle. Mais avec Kurtis, c'était différent. Il s'était incrusté en elle, il avait réussi à marquer son emprunte sur elle, sans qu'elle ne s'en rende compte. Peut-être que je vous envie. Peut-être que je voudrais aussi que mon seul problème soit que Papa n’ait pas voulu payer pour ma nouvelle voiture ou pour mes vacances à Aspen. Un léger sourire se dessine sur son visage. Elle ne s'attendait pas à avoir une réponse. Les vacances à Aspen, c'est surfait qu'elle réplique se tournant vers lui, ses genoux touchant sa cuisse par inadvertance. Leurs peaux n'entrent pas en contact pourtant elle sent tout son corps frissonné et doit se concentrer pour se rappeler comment respirer. C'est l'effet qu'il a sur elle. C'est un peu cliché, tu sais. On a tous nos problèmes. Bien sur, ma vie est probablement plus facile que la tienne, mais nos comptes en banque n'ont jamais réussi à camoufler la solitude et ne peuvent pas nous sauver d'une mort certaine. C'est ce que son père lui disait tout le temps. Probablement parce que lui connaissait véritablement l'importance d'un compte en banque fourni. Quels sont les problèmes du grand Kurtis Saint James ? Qu'elle demande dans un murmure et pour la première fois de sa vie, elle veut vraiment savoir. Elle veut véritablement s'intéresser à la vie de quelqu'un d'autre que la sienne, celle de Nash ou celle de ses parents. Ca n'était jamais arrivé avant. Personne n'avait réussi à traverser les centaines de barricades que Roxanne avait mis autour de son cœur. Elle avait toujours su que les gens finissait par vous décevoir et que c'était préférable de garder ses distances, mais avec Kurtis, la distance zéro était celle qu'elle désirait. Elle voulait le connaître, et pas seulement physiquement. Elle était prête à être vulnérable, à s'ouvrir. Et pour ton information, mon père ne m'a jamais payé une voiture et ne m'en payera jamais une. Sauf si elle peut se conduire par elle-même. Je suis une terrible conductrice. C'était idiot comme détail, mais Roxy n'en donnait jamais à personne, encore moins des détails qui pourrait la rendre humaine. Pourquoi tu perds ton temps avec moi ? Tu peux avoir qui tu veux et t’es là, à boire un verre avec moi. Elle hausse les épaules. La réponse, elle ne la connaît pas vraiment. Elle ne s'explique pas pourquoi c'est avec lui qu'elle veut être plutôt qu'avec un autre. Roxanne n'a jamais cherché la présence de quelqu'un autant que celle de Kurtis. Habituellement, elle s'ennuie vite et hormis Nash, aucune de ses relations n'a jamais été très longue. Parce qu'avec toi, j'ai l'impression que je peux être Roxanne, sans être une Burrows. Ca veut probablement rien dire, mais pour elle, ça veut tout dire. Toute personne connaissant sa famille s'attend à un certain comportement, à une attitude irréprochable ou au contraire à une attitude déplorable. Mais lui, il connaît son nom de famille, le méprise même, mais n'attend rien d'autre d'elle. Il ne fait pas partie de ces personnes qui voudront de la compagnie de Roxanne uniquement pour obtenir des verres gratuits ou pour voir leur nom en grand dans la presse. Je veux pas que tu t’attardes sur moi juste pour te rassurer et être fière de te dire que tu peux m’avoir. Je veux certainement pas être ton dernier caprice. Que ce soit clair, je suis pas un jouet.Elle pose son regard sur lui, un léger sourire se dessinant malgré elle sur ses lèvres. Elle doit d'ailleurs se mordiller la lèvre pour ne pas qu'ils ressemblent à celui d'une petite fille devant le sapin de Noël. Kurtis et elle n'échangent habituellement pas plus de deux mots. Leur « relation » n'a même jamais été mentionné, aucun nom ne lui a été donné et n'était pas censé devenir autre chose qu'une nuit passionnelle. T'es certainement plus doué que mon jouet préféré. Elle lui donne un petit coup de coude pour détendre l'atmosphère avant de reposer son regard sur le bar, parce qu'elle a conscience qu'elle ne pourra pas dire les prochains mots s'il la fixe. Tu n'es pas mon dernier caprice. Je sais pas comment, ni même pourquoi, mais passer du temps avec toi est devenu mon moment préféré de la journée. Et cette idiote se met à nue, se rend vulnérable et si demain, elle a mal au cœur, elle blâmera l'alcool.Et je déteste ça Parce qu'elle a l'impression de doucement perdre le contrôle de sa vie pour un garçon et c'est pathétique, si vous lui demandez son avis.

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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Dim 2 Mar - 16:40

    C'est ce que je suis non ? Une enfant star. Je ne fais qu'approuver tous les clichés que tu pourrais avoir sur moi. Entre autre. C’est comme ça que tu la vois, du moins. Rectification, c’est comme ça que tu te forces à la voir. T’as trouvé que ça, lui coller une étiquette, pour lui enlever toute trace d’humanité. C’est ce que tu voudrais au fond, qu’elle soit pas humaine. Parce que si elle n’était humaine, tu ressentirais pas cette vague de chaleur t’envahir quand elle pose ses yeux sur toi. Tu ne sais pas ce qui te surprend le plus. Cette réponse ou le rire faux qui l’accompagne. C’est drôle, tu ne l’as jamais vu aussi... Vulnérable. Tu sais comment elle est Roxanne. Enfin, au fond, tu te crois intelligent à tirer des conclusions hâtives sur ce qu’elle est mais elle te manipule, comme elle manipule tout le monde. Tu ne sais pas comme elle est. Tu la connais juste comme elle veut que tout le monde la connaisse. Tu dis rien, tu ne sais pas où cette conversation mène. Il y a une partie de toi qui a envie d’y mettre fin au plus vite. D’y mettre fin et de passer à la suite. Vous n’auriez même pas à aller chez toi ou à aller chez elle. Vous pourriez le faire sur ce bar et ensuite tu serais libre et tu pourrais rentrer chez toi, satisfait que ce soit toi et personne d’autre qui ait pu poser tes mains sur elle. Cette partie de toi, elle ne veut pas nommer votre relation. Elle ne veut pas en savoir plus, elle ne veut pas l’expliquer. Parce qu’y réfléchir, ça n’annonce que le début des problèmes. T’as déjà assez de problèmes comme ça. Et encore, les autres t’arrivent à les gérer. Là, t’es pas sûr d’être en mesure de gérer des problèmes qui relève du coeur. De ton coeur. Parfois, ça t’arrive d’oublier que tu en as un. Tu préfères te braquer, faire en sorte que la forteresse que tu as bâti tout autour le rendre inaccessible, invisible même pour le reste du monde. Jusqu’à ce que tu rencontres Roxanne. Le seul petit poisson à être parvenu à se glisser entre les mailles du filet. T’as pas l’habitude de t’ouvrir avec les gens. C’est vrai, on te parle, tu réponds poliment. On te pose des questions, tu réponds ce qu’on attend que tu répondes. Tu ne dis jamais rien sur toi, jamais rien qui sera susceptible d’être utilisé contre toi. Tes pensées sont secrètes, tellement secrètes que tu n’as pas reconnu ta voix quand tu as répondu à sa question. Parce que tu as répondu à sa question. Tu la maudis, cette faculté qu’elle a à influer sur les barrières que tu te mets. Les vacances à Aspen, c'est surfait. Dit-elle soudainement. Un sourire se glisse sur ton visage. T’es étonné, t’aurais pourtant mis ta main à couper qu’elle se serait servi de ça pour te rabaisser. Enfin, la version inhumaine et insensible que tu te fais de Roxanne Burrows. Si même toi tu le dis Princesse, je ne peux que te croire. Ton regard se pose sur cet élément nouveau que touche ta cuisse. Ses genoux. Ton pouls s’accélère. La seule chose que tu veux faire, laisser filer ta main sur sa peau nue. C'est un peu cliché, tu sais. On a tous nos problèmes. Bien sur, ma vie est probablement plus facile que la tienne, mais nos comptes en banque n'ont jamais réussi à camoufler la solitude et ne peuvent pas nous sauver d'une mort certaine. Tu la regardes attentivement. Tu te demandes pourquoi elle est si sincère avec toi, pourquoi elle te parle si ouvertement alors qu’en général, les seuls mots que tu échanges avec elle sont destinés à la blesser. Tu trouves cela étrange, en cette fin de soirée tu la regardes différemment. Ce n’est pas la connasse pleine aux as que tu as regardé du coin de l’oeil toute la soirée que tu as à côté de toi. Non, c’est quelqu’un d’autre. Une personne que tu n’as jamais voulu voir.

    Quels sont les problèmes du grand Kurtis Saint James ? Tu te ressers un verre. Pas parce que tu as soif mais que parce que pendant une nano-seconde, t’as vraiment songé à lui raconter ta vie de A à Z. On ne va pas parler des sujets qui fâchent. Tu bois une gorgée de ton verre, évitant son regard. Pas maintenant. Tu ajoutes, doucement. Une sentiment de panique se répand en toi. Tu ne sais pas pourquoi tu viens de dire ça. Tes problèmes, c’est ce que t’as de plus personnel. Tu ne peux pas lui en parler. Lui en parler, ce serait comme lui livrer ton âme. Pourtant tu comprends pas ce qu’il a bien pu se passer dans ta tête pour que tu envisages de lui dire. T’essaie d’oublier cet incident qui te fout en l’air en te concentrant sur ce qu’elle te dit. Elle te parle d’elle, de son père et du fait qu’elle est une piètre conductrice. Le genre de détails que tu pensais jamais avoir d’elle. Le genre de détails qui attise ta curiosité et qui te donne envie d’en savoir plus. Tu es sûr que ce sont des choses qu’elle ne dit probablement jamais. Elle est presque comme toi Roxanne, elle ne parle jamais d’elle. C’est surement ce qui te pousse le plus à te demander pourquoi c’est toi qui bénéficie de ces quelques confidences. Parce qu'avec toi, j'ai l'impression que je peux être Roxanne, sans être une Burrows. Tu ne comprends pas exactement ce qu’elle veut dire. Tu ne sais pas exactement ce que tu dois lui répondre. Tout ça, c’est nouveau pour toi. Tu préfères jouer la carte de la prudence dans cette conversation. Tu peux pas foncer tête la première. Faut croire que tu as peur de pas pouvoir te relever. Je veux pas que tu t’attardes sur moi juste pour te rassurer et être fière de te dire que tu peux m’avoir. Je veux certainement pas être ton dernier caprice. Que ce soit clair, je suis pas un jouet. Tu agrippes ton verre un peu plus fort que nécessaire. Qu’est ce que tu fous, Kurtis ? Tu perds jamais le contrôle, pourtant ici t’as l’impression de plus tenir les rênes. T’appréhendes sa réaction, t’appréhendes de croiser son regard. A force de te répéter constamment de ne pas être vulnérable, t’as l’impression de l’être, là maintenant. Et tu pries pour qu’elle ne le remarque pas. Si elle le remarque, il te manquerait plus qu’à creuser ta propre tombe. T'es certainement plus doué que mon jouet préféré. Son coude cogne brièvement le tien. Tu lèves les yeux vers son visage, tandis qu’elle se contente de fixer l’horizon. Cette expression qu’elle a, tu l’as jamais vu sur elle. Pourtant, t’en connais beaucoup de ses expressions. Tu sais quand elle est en colère contre toi, tu sais quand tu l’agaces. Tu sais quand tu la fais rire mais qu’elle ne veut pas l’admettre, tu sais quand elle cherche juste ton attention. Tu sais quand elle a envie de toi, tu sais quand elle est sur le point de jouir. Mais cette expression qu’elle a, tu n'arrives pas à la catégoriser. Tu n'es pas mon dernier caprice. Je sais pas comment, ni même pourquoi, mais passer du temps avec toi est devenu mon moment préféré de la journée... Et je déteste ça. Du bout des doigts, tu lui caresses la joue puis replace quelques mèches derrière ses cheveux. Tu regardes ta main, surpris d’être aussi tendre avec elle. Ca te ressemble pas. C’est une des choses qui t’énervent le plus avec elle : qu’elle réveille une partie de toi que tu ne connais pas. Quoi, je devance carrément ce nouveau DJ qui a foutu le feu à la boite ? T’essaies de la faire sourire. T'aimes vraiment la voir sourire. Puis, tu retrouves un peu ton sérieux. T’es d’accord pour affirmer que cette fille que tu as en face de toi n’a rien d’une Burrows. T’as l’impression de trouver en compagnie d’une fille complètement banale, encore plus banale que la fille que tu as dragué toute la soirée. Et cette Roxanne là, elle t’intrigue. Pire que ça, cette Roxanne là tu pourrais l’apprécier. Ca t’effraie autant que ça t’attire. Tu as dit que je te donnais l’impression de n’être que Roxanne, sans le Burrows qui va avec. Tu te tournes vers elle, tu l’épies sans gêne parce que maintenant tu as envie d’aller au bout de cette conversation. Tu as envie d’éclairer toutes les zones d’ombre qui entourent cette chère Roxanne. Tu as envie de savoir si c’est de la déception qui se cache derrière elle. Ou quelque chose de plus positif que cela. Et bien, montre moi. Penchant légèrement la tête, tu ajoutes calmement : J’attends que ça. De savoir qui est véritablement Roxanne.

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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Lun 3 Mar - 21:58

    Roxanne a pour habitude de mettre des barrières entre elle et les autres, que ce soit en jouant la fille hautaine ou au contraire superficielle. Elle ne laisse personne la connaître. Et hormis un nombre de personnes qu'elle peut compter sur les doigts d'une main, elle n'est proche de personne. Parce que Roxy, elle a appris très vite que les gens vous décevaient. Ils finissent tous par vous tourner le dos. Les personnes qui comptent le plus finissent par devenir des étrangers. Vos amis les plus chers vous poignardent dans le dos pour une meilleure place au soleil. Les personnes qui sont sensés vous aimer le plus vous abandonne dans un orphelinat. C'est la vie et Roxanne a retenu la leçon. Elle sait que s'attacher, c'est prendre le risque d'être déçue, de souffrir et de perdre une part de soit-même. Accorder sa confiance ne lui vient pas naturellement. Elle n'est pas de celles qui aiment aveuglement, qui donnent de leur personne sans compter. Roxanne offre son corps, mais jamais elle n'offre son cœur. Alors vraiment, elle ne s'explique pas pourquoi elle se met à nue avec une facilité déconcertante devant Kurtis, pourquoi son cœur bat un peu plus vite quand elle le voit et pourquoi elle recherche toujours sa présence. Elle a rien demandé Roxanne. Elle a même fait très attention. Kurtis ne répond en rien aux critères que la jolie brune cherche chez un homme. Il est à l'antipode de tous les hommes qu'elle a fréquenté et c'est peut être pour ça qu'il l'intrigue, pourquoi elle en veut plus, pourquoi une simple nuit ne lui suffit plus. Et quand elle lui demande quels sont ses problèmes, elle a sincèrement envie de connaître la réponse. Non pas parce qu'elle a un complexe de super héros, mais simplement parce qu'elle a envie de le comprendre. On ne va pas parler des sujets qui fâchent. Elle ne peut pas s'empêcher d'être un peu déçue, parce qu'elle, elle s'est ouverte. Elle lui a offert des détails sur sa personne, insignifiants certes, mais des détails quand même. Elle a entrouvert une porte et lui s'est empressé de la refermer. Pas maintenant. Elle, elle entend jamais. Elle lui offre un petit sourire. Elle a le même fonctionnement. Habituellement du moins. Quand on devient trop proche d'elle, elle fuit. Kurtis ne mérite pas ses confidences. Les mots s'échappent de ses lèvres sans qu'elle ne puisse les retenir. Ses mains glissent doucement sur ses avant bras. Elle examine ses veines avant de reposer son regard dans le sien. On peut commencer par les sujets qui ne fâchent pas si tu veux. Elle se mordille la lèvre, elle ne se reconnaît pas. Roxy n'a jamais ressenti le besoin de connaître une personne. C'est contre nature pour elle. Elle devrait prendre ses jambes à son cou et fuir le plus vite possible avant de lui avouer qu'elle est allergique aux fleurs, qu'elle est douée en dessin et qu'elle n'a jamais été amoureuse. Parce que ces détails là, c'est pour les personnes qui comptent et elle n'est pas sûre de vouloir qu'il compte. Il n'est pas comme les autres. En l'espace de quelques semaines, il a déjà réussi à la rendre vulnérable. Roxanne avait parfaitement conscience que ce n'était plus uniquement physique. Tout comme, elle avait conscience que Kurtis faisait parti de ses hommes, qui avait le pouvoir de vous briser totalement. Et Roxy, elle n'était pas prête à être brisée. Elle n'était pas encore totalement remise de son dernier abandon et ça remontait à 23 ans.Pourtant, cette idiote reste assise là et lui avoue ce qui la turlupine depuis des semaines avec une facilité déconcertante. Si elle n'était que spectatrice de sa vie, elle se serait giflé pour se montrer aussi vulnérable. Malgré tout, ça vaut le coup sa confession quand il lui en fait une. C'est rien du tout et ça ne devrait rien dire, mais son cœur s'emballe dans sa poitrine et elle ne peut pas s'empêcher de sourire, comme une pauvre naïve. Il n'est pas un caprice. Elle ne sait pas trop ce qu'il représente pour elle. C'est confus, mais elle sait qu'il importe plus que son dernier caprice. Quoi, je devance carrément ce nouveau DJ qui a foutu le feu à la boite ? Elle se mordille la lèvre pour retenir son sourire avant d'émettre un léger rire insouciant. N'exagérons pas, il était plutôt doué. C'est peut être avec lui que je devrais passer mes fins de soirées. En vrai, il le devance carrément, sans aucune hésitation. Et elle a vraiment aimé le nouveau DJ. Mais il n'est pas Kurtis et ça change tout dans l'esprit de la jolie brune. Tu le devances qu'elle précise malgré tout dans un murmure. Confidence pour confidence, il les devance tous. Et Roxanne, ça la terrifie de s'en rendre compte. J’attends que ça. De savoir qui est véritablement Roxanne. Jusqu'à présent, personne n'a jamais voulu connaître Roxanne. Roxanne est inintéressante. Si on lui enlève ses artifices, elle n'est plus rien qu'une petite fille effrayée par un monde un peu trop grand pour ses frêles épaules, qui a peur qu'on l'oublie. Elle camoufle chacune de ses failles derrière une confiance en elle surfaite. Elle se sert de ses artifices féminins pour qu'on ne voie pas son regard triste derrière son mascara. Ca lui fait peur de se montrer telle qu'elle. Pourtant, elle n'a jamais eu autant envie d'être elle-même que sous son regard. Pour la première fois, elle est prête à être vulnérable. Roxanne n'est pas très intéressante. La vérité, c'est qu'elle n'est pas sûre d'aimer Roxanne, celle qui supporte mal la solitude, celle qui a peur du silence, celle qui est incapable de s'ouvrir aux autres. Je suis juste une fille ennuyeuse, qui passe son temps à gérer une boite de nuit alors qu'elle préfére... Elle laisse sa phrase en suspens parce que son regard croise le sien. Il l'écoute. Il veut vraiment savoir et ça bouleverse la jolie brune. Son cœur s'affole dans sa poitrine, mais c'est pas de l'amour. C'est un petit bourdonnement, un truc de rien du tout, qui compte pas. Et vraiment si elle s'approche de lui et que ses lèvres se posent sur les siennes, c'est simplement parce qu'elle en a envie et pas parce qu'elle en ressent le besoin vital. C'est parce que sa main glisse sur sa joue et dans ses cheveux, c'est pas parce qu'elle a l'impression de respirer pour la première fois quand ses lèvres glissent sur les siennes. Roxanne, elle ne fait pas dans les sentiments. J'ai eu envie de faire ça toute la soirée murmure-t-elle contre ses lèvres.

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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Mar 4 Mar - 13:41

    On peut commencer par les sujets qui ne fâchent pas si tu veux. Timidement, tu souris. C’est fou comme elle rend tout si simple ce soir. En fait, c’est comme si elle était lasse de se battre avec toi. De se battre contre toi. Cette lassitude, tu la ressens aussi. Tu as du mal à comprendre. A vrai dire, tu ne veux pas comprendre. La vérité te terrifie. Tu n’as pas envie de comprendre pourquoi ces dernières semaines tu arrives avec hâte derrière ton bar, pourquoi tu as les mains moites quand elle prononce innocemment ton prénom. Ces moments-là que vous partagez, à vous mener ce simulacre de guerre, sont devenus ton exutoire. Les seuls moments où tu ne penses à autre chose qu’à toi-même, les seuls moments où tu te surprends à laisser tes artifices d’homme fort à la porte. Avec Roxanne, tu souffles enfin. Et c’est certainement pour ça que tu reviens toujours vers elle, attiré aussi fort qu’un aimant. Quelle ironie, tu te surprends à apprécier discuter normalement avec elle. Mais tu n’as pas envie d’oublier tes barrières. Toujours cette même envie de contrôle. Tu appréhendes le retour à la réalité, la soirée suivante où Roxanne redeviendra cette princesse comme tu l’appelles, au beau milieu de son royaume de strass et paillettes et où toi, tu ne seras plus que Kurtis, ce mec qui sert les verres, ce mec perdu que tu as toujours été. Détends toi Kurtis et vis au jour le jour même. On ne peut pas toujours anticiper le futur et essayer de s’en protéger. T’en as l’exemple même avec le cas de ta mère. Si elle savait qu’une leucémie lui pendrait au dessus de la tête, crois moi qu’elle aurait très certainement vécu sa vie différemment. Je préfère, en effet. Ton regard croise le sien. Inconsciemment, tu ajoutes un Merci. Pourquoi tu la remercies ? Probablement pour avoir eu assez de jugeote pour ne pas avoir insisté, probablement pour avoir compris. Tu es bien d’accord pour lui parler et te lancer en plein dans une marche dans l’obscurité mais tu n’es visiblement pas encore prêt pour les confidences. Du moins, pas après seulement deux verres. N'exagérons pas, il était plutôt doué. C'est peut être avec lui que je devrais passer mes fins de soirées. Un léger rire s’échappe de tes lèvres. Ton regard trahit certainement ta surprise. Ce genre de rire décontracté, tu ne l’as pas souvent eu. Et surtout pas dernièrement. Une nouvelle fois, tu finis ton verre d’une traite. Parce que là maintenant, tu te sens bien et il t’est impossible d’admettre que c’est sa présence qui te rend si détendu. Non, ce n’est pas Roxanne. C’est l’alcool. Répète le toi plusieurs fois, tu vas finir pas y croire dur comme fer. Il t’a quand même fallu une demi-heure pour t’en rendre compte. Je considère ça comme une petite victoire. Tu te tournes intégralement vers elle. Tu n’as plus envie de voir le vide, tu as envie de la voir elle. Elle te regarde... tendrement. Tellement tendrement que tu baisses les yeux. En général, tu ne reçois que des regards noirs ou provocateurs de sa part. Alors ce genre de regard, ça te gêne et tu pries pour ne pas que ça se traduise sur ton visage par du rouge sur tes joues. Tu le devances dit-elle tout simplement mais tellement doucement que tu te demandes si ce sont vraiment les mots qui se sont échappés de sa bouche. Il y a une part de toi qui te fait remarquer que tout cela, tu peux l’utiliser contre elle. Comme une ultime arme de protection. Mais à quoi bon. C’est fou toute l’énergie que tu perds à la détester, à la juger, à lui coller une étiquette. C’est fou quand, par un coup de baguette magique, elle remet tous tes préjugés en cause. A ce moment, elle semble tellement humaine. Tellement plus humaine que toi-même. Et tu ne l’as jamais vu comme ça. Pour tout te dire, ce n’était même pas concevable qu’une autre personne se cache derrière la grande image superficielle et hautaine que tu te faisais de la belle Roxanne Burrows. Son mystère t’intrigue plus que jamais. Attention, ce n’est pas la fille de la rockstar adulée qui t’intrigue, c’est Roxanne. Tout simplement. Roxanne n'est pas très intéressante. Tu l’écoutes attentivement, cette forte envie d’élucider le mystère plus dominante que jamais. C’est étrange comme tu as envie qu’elle continue, comme tu as envie de savoir. Mais d’un autre côté, tu voudrais reculer et simplement qu’elle se taise. Tu as peur que la personne qui se cache derrière elle soit à des années-lumière de ce que tu penses d’elle. Tu as peur qu’elle parvienne à te marquer, plus qu’elle ne le fait déjà. Parce que tu as beau être le pro des problèmes en tout genre, t’es pas sûr d’avoir une solution pour celui-ci. Je suis juste une fille ennuyeuse, qui passe son temps à gérer une boite de nuit alors qu'elle préfére... Et elle s’arrête. T’essaies de lire dans ses yeux, de lui faire comprendre qu’elle peut te faire confiance. Elle peut pas s’arrêter en plein milieu, au point culminant. Mais elle a l’air surprise. Surprise que tu l’écoutes. Comme si dans son beau monde, elle avait toujours eu l’habitude de parler dans le vide. Alors, qu’est ce qu’elle préfère Roxanne ? Sa réponse est simple. Ses lèvres contre les tiennes. Tu te raidis mais il ne te suffit que de quelques secondes pour te détendre complètement, tandis que sa main caresse ta joue. Puis, elle se recule légèrement. Ses yeux bleus, c’est tout ce que tu vois. J'ai eu envie de faire ça toute la soirée. Elle te le murmure, mais tu es tellement proche d’elle que tu l’entends comme si elle te l’avait crié. Contre toute attente, tu poses à nouveau tes lèvres contre les siennes. Et tu réalises un truc. Tu n’as jamais embrassé une fille comme tu l’embrasses là. Tu ne l’as jamais embrassé comme tu l’embrasses maintenant. Généralement, tes baisers témoignent de la colère qu’elle a provoqué chez toi ou encore du désir que tu ressens pour elle à l’instant. Là, tu te surprends à lui offrir un baiser d’affection, plein de tendresse, une tendresse que tu n’as jamais offert à personne. Ce constat te fout les jetons. Tu recules. Peut-être trop brusquement. Dans un geste automatique, tes doigts viennent se poser sur ta bouche, où le fantôme des lèvres de Roxanne se balade encore. Désolé. La raison de ton excuse reste floue. Tu t’excuses pour avoir donné autant de ta personne dans un bref baiser. Tu t'excuses pour l'avoir repoussé une nouvelle fois aussi vivement. Tu t’excuses pour être à longueur de journée un connard qui n’essaie pas de voir plus loin que le bout de son nez. Toi aussi, tu voudrais qu’elle sache qu’au fond, tu n’es rien de tout cela. Tu veux que je te dise Roxanne ? Tu lèves les yeux au ciel, laissant s’échapper un petit rire gêné. J’ai pas vraiment été un amour avec toi. Et je... Je suis pas comme ça. Pour ce que ça vaut, tu veux juste qu’elle le sache. Libre à elle de te croire ou pas. Dans un haussement d’épaules, tu passes une main dans tes cheveux, par ton honnêteté. En fait, on a plus de points communs que je voudrais l’admettre. Un petit sourire se forme sur ton visage. Ses yeux bleus te fixent et la seule chose que tu peux faire, c’est poser une main sur sa joue et la rapprocher de toi. Il faudra que tu m’expliques. Comment tu fais pour être aussi détestable et attachante à la fois.


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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Mar 4 Mar - 20:50

    Je préfère, en effet. C'est des moments comme ça, son petit sourire timide, le regard qu'il lui offre. C'est tout ça qui lui donne envie de plus, qui lui donne envie de tomber dans ses bras, sans se retenir, sans parachute. Le risque de chute devrait l'effrayer, mais ce soir, elle ne réfléchit pas au conséquence. Elle est fatiguée de se battre sans cesse. Elle ne s'explique pas pourquoi c'est ce soir qu'elle décide de laisser tomber les armes, mais ça fait un bien fou d'oublier le masque d'indifférence. Parce que Kurtis l'a déjà catalogué au rang de princesse, elle a l'impression de pouvoir être elle-même et que l'image qu'il a d'elle ne pourra pas être moins glorieuse. Elle se laisse aller à des confidences et se surprend à vouloir la réciproque. Elle veut véritablement connaître les problèmes qu'il pourrait rencontrer dans sa vie. Pas une seule seconde, elle se dit qu'elle pourrait s'en servir pour le faire souffrir, elle s'en soucie sincèrement. Ca la surprend, l'effraie un peu. Et probablement que demain quand elle aura tout emmagasiné, ça bouleversera toutes ses convictions. Mais ce soir, elle n'a pas envie de réfléchir. Elle n'a pas envie de jouer à qui pourra agacer le plus l'autre, à qui cédera le premier.[i] Merci. L'espace de quelques secondes, elle reste bouche bée et se persuade qu'elle a mal entendu, mais il a l'air aussi étonné qu'elle. [i]Est ce que c'est un merci qui vient de s'échapper de la bouche de Kurtis Saint James ? Un sourire gentiment moqueur se dessine sur le visage de la jolie brune alors qu'elle avoue, agréablement surprise: je ne pensais pas que ce mot faisait parti de ton vocabulaire. Elle en rit, mais Roxanne, elle sait. Elle sait que son apparence de mec qui se fout de tout n'est qu'une façade. Elle sait, Roxanne, parce qu'elle se cache, elle aussi, derrière un masque pour affronter la vie. Son rire s'échappe de ses lèvres et Roxanne se dit que c'est un son qu'elle aimerait entendre plus souvent. Ça lui donne chaud au cœur. Son rire l'enivre presque autant que les deux verres de téquila. Son sourire ne la quitte plus. Elle a fait rire Kurtis Saint James et elle se dit que ce moment est plus précieux que tout ce qu'elle a déjà dans la vie. C'est idiot et ça ne dura pas, mais Roxanne se laisse aller. Il t’a quand même fallu une demi-heure pour t’en rendre compte. Un petit rire s'échappe de ses lèvres. Roxanne se surprend à être sincère. C'est tellement rare qu'elle n'est pas habituée à ce son dans sa bouche et à cette facilité avec laquelle elle pourrait s'y habituer. J'ai toujours été un peu longue à la détente qu'elle confie dans un sourire. Je peux pas être belle et intelligente. Et c'est vrai, parce que ça fait longtemps que Roxanne aurait du prendre ses distances avec lui. Il aurait dû être intouchable à ses yeux. Si ça venait à déraper, et avec Roxanne, il y avait de fortes chances que ça arrive, ça serait le bordel complet. Habituellement, elle était assez intelligente pour voir arriver ce genre de choses et pour protéger aussi bien ses arrières que son cœur qu'elle savait fragile sous ses airs de princesse intouchable. Kurtis l'avait poussé à baisser sa garde. Elle ne savait pas trop comment, ni même à quel point, mais il avait réussi un coup de maître. Il s'était infiltré en elle. Ils étaient bien trop proches à son goût. Ce soir, elle le voulait, mais demain, elle changerait probablement d'avis. Elle n'était pas sûre de vouloir de ça. Elle savait ce que ça impliquait si elle se laissait un peu de répit, si elle s'autorisait à s'accrocher à lui. Elle finirait par se perdre elle-même et elle n'avait pas besoin de ça, de ses sentiments ridicules devant lesquelles on se sent tellement impuissant. C'était une jolie parenthèse dans le temps, une qu'elle affectionnera tout particulièrement les soirs où elle se sent seule et où le monde paraît bien trop grand pour une fille comme Roxanne. Demain, Kurtis redeviendra probablement l'homme froid qu'il avait toujours été avec elle. Ou peut être que Roxanne prendra peur de nouveau et s'empressera de redevenir la Reine de pique, protégée par ses valets, la superficialité et l'indifférence. Si ce soir, il l'écoute attentivement, demain, il fera mine qu'elle n'existe pas. Et demain, Roxanne fera comme si elle n'a jamais rien ressenti, comme si les papillons qu'elle a dans le ventre quand son regard croise le sien n'étaient rien d'autre que des aigreurs d'estomac. Alors, qu’est ce qu’elle préfère Roxanne ? Personne n'a jamais cherché à savoir qui était Roxanne et que parmi toutes les personnes de son entourage, le premier soit Kurtis, ça lui fait peur. Elle était seulement la fille qui riait trop fort, celle qu'on remarquait toujours grâce à ces grandes iris bleus et ses lèvres roses qui étaient constamment fendus en un sourire. Personne n'aurait pu dire qu'il lui arriver de se considérer comme la personne la plus seule sur terre. Les filles qui étaient aussi belles qu'elle n'avait pas le droit d'être triste, lui avait dit, un jour, sa mère. Roxanne en avait fait son credo. Elle se contentait d'être belle et de ne jamais rien ressentir. Pourtant, ce soir, elle ressentait tout et c'était trop pour elle. Ses lèvres se posent sur les siennes et pour une fois, elle ne cherche pas la dominance. Elle ne cherche pas à effacer sa solitude ou à prouver qu'elle compte. Elle l'embrasse, simplement parce qu'elle a en envie et qu'elle se sent bien entre ses bras. Quand il réciproque son baiser, Roxanne a l'impression de respirer pour la première fois de sa vie. Des types, elle en a embrassé des centaines, mais jamais, un homme ne lui a fait ressentir autant de choses que Kurtis. Ca se propage dans tout son corps, de la tête aux pieds. Sous ses lèvres, elle oublie tout. Quand il s'éloigne d'elle, elle ressent déjà le manque. Elle est légèrement surprise par la façon dont il s'éloigne d'elle, comme s'il s'était brûlé. S'il n'est pas son jouet, peut être qu'elle est le sien. Et juste comme ça parce qu'il s'est éloigné d'elle un peu brutalement, Roxanne, pour la première fois de sa vie, doute d'elle-même. Désolé. Elle fronce les sourcils avant de poser son regard dans le sien. Encore un mot qu'elle pensait absent de son dictionnaire. Elle, elle n'est pas désolée de l'avoir embrassé. Bien au contraire. Tu veux que je te dise Roxanne ? J’ai pas vraiment été un amour avec toi. Et je... Je suis pas comme ça. Elle emmagasine ses paroles, cherche à comprendre le sens caché. Elle se mordille la lèvre pour éviter de demander ce qu'elle veut vraiment, mais c'est plus fort qu'elle, elle a besoin de savoir. Alors t'es comment ? Elle sait déjà qu'il n'est pas comme ça, mais ce n'est pas pour autant qu'elle sait qui il est et Roxanne, elle veut vraiment savoir qui il est, loin de toutes ses contradictions. En fait, on a plus de points communs que je voudrais l’admettre. Le sourire qui s'étend sur son visage n'a jamais été aussi grand. La pression des dernières minutes s'échappe de son corps. Qui l'eut crû ? Et quels sont ces points communs? Ils viennent de deux mondes diamétralement opposés et malgré tout, Roxanne ne s'est jamais sentie aussi proche. Il faudra que tu m’expliques. Comment tu fais pour être aussi détestable et attachante à la fois. Sa main glisse sur sa joue et Roxanne est presque sûre qu'elle fait un anévrisme parce qu'elle oublie de respirer et les battements de son cœur deviennent irrégulier. C'est un de mes plus grands talents. Sa main glisse doucement sur sa machoire, comme si elle était incertaine, comme si ce moment de paix pouvait s'arrêter à tout moment. T'es mal non plus dans le genre.

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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Mer 5 Mar - 21:58

    Si on demandait à toutes les personnes qui t’ont côtoyé de dresser ton portrait, il y en aurait certainement très peu présentant des similarités. Tu n’as pas toujours été ce garçon sûr de lui, indépendant et responsable que tu es aujourd’hui. A vrai dire, gamin tu incarnais la joie de vivre, l’insouciance enfantine. Tu te souviens de ses journées que tu passais à faire les 400 coups, toujours au poste du meneur de l’équipe. Tu te souviens des réprimandes de ta mère quand vous vous promeniez et que d’un coup, tu partais en courant aussi vite possible, en hurlant aussi fort que possible. Tu étais ce genre d’enfant, à ne jamais vouloir devenir grand. Tu voulais juste t’amuser, tu voulais juste rire, tu voulais juste vivre selon ta représentation de la vie. Ce gosse que tu étais, tu le retrouves quasiment pas dans l’adulte que tu es devenu. Parfois, tu te demandes s’il serait fier de ce que tu es devenu. Bien sûr que oui regarde, c’est toi Kurtis qui prend soin de ta famille. C’est pas suffisant pour être ta fierté ? Probablement. Mais le truc, c’est que tu n’es pas heureux. C’est bête pourtant, tu as tout pour l’être. Tu fais plaisir aux gens que tu aimes, tu gagnes assez d’argent pour avoir tout ce dont tu as besoin, tu peux avoir toutes les filles que tu désires. Mais t’es pas heureux. T’as cessé d’être heureux quand t’as cessé d’être ce gosse. Tu as cessé d’être ce gamin quand ton père est parti, te léguant son rôle d’homme de la famille. A croire qu’il s’est fait la malle avec une partie de toi, et pas n’importe laquelle. La partie la plus vivante de toi. Alors t'es comment ? Tu ne sais pas comment répondre à cette question. En vérité, tu n’y as jamais pensé. Tu sais que tu détestes les donuts, que tu es accro à la cigarette, que tu pourrais passer des heures en face du lac du Millenium Park. Mais tu ne sais pas comment tu es. Ça aussi ça t’effraie, d’être déçu par ce que tu es devenu. Encore plus ennuyant que toi. Alors je m’occupe constamment pour l’oublier... Tu t’arrêtes. Tu es sur le point de lui faire une confidence. Le genre de confidence que t’as jamais fait à personne. Le genre de confidence que tu n’as jamais osé formuler à voix haute. Tout le monde compte toujours sur moi. Alors je m’efforce d’être toujours à la hauteur pour les autres, pour que tout le monde soit heureux. Un sourire triste se forme sur ton visage. En vrai, tu n’as pas envie de sourire, tu as envie de hurler. Hurler aussi fort que quand t’étais gosse rien que pour te soulager. Juste histoire d’enlever ton masque de Batman cinq secondes pour mieux le retrouver. Puis tu lui parles de points communs que vous avez. Au fond, qu’est ce que t’en sais ? C’est juste que parfois t’as le sentiment de te reconnaitre en elle, d’être étonnamment proche d’elle. Au début, tu niais parce que tu voulais strictement rien à voir en commun avec Roxanne Burrows. D’ailleurs, tu n’as rien en commun avec Roxanne Burrows. Non, ce n’est pas chez elle qu’il faut chercher vos similitudes. Et quels sont ces points communs? Tu hausses les épaules et tu la regardes dans les yeux parce que t’es curieux. Curieux de savoir si tu as vraiment raison. Et bien, tu ne t’ouvres pas aux gens, surement parce que tu as déjà été déçu. Tu te plains peu, tu essaies juste d’être comme tout le monde attend que tu sois. Tu te caches derrière une carapace, une apparence que tu t’es fixée et personne n’est assez futé pour le remarquer. Tout ce que tu dis sonne comme une certitude. Tu la connais peut-être pas Roxanne, mais seule une personne arborant une carapace peut en reconnaitre une autre. Tu souris en voyant qu’elle est légèrement décontenancée. Pour une fois, tu es fier d’avoir vu juste. On a les mêmes méthodes, Roxanne. C’est assez facile à reconnaitre. Ta main caressant sa joue. Tu la regardes, elle a l’air à sa place. Détestable et attachante. La définition parfaite. Détestable mais attachante. Tu viens d’avouer que tu es attaché à elle. T’as aucune idée de ce que tu ressens pour elle. Tu sais juste que tu reviens tout le temps vers elle. Un peu comme un yoyo. Tu pars puis tu reviens, tu reviens puis tu pars. Continuellement. C'est un de mes plus grands talents. Effectivement, tu l’as remarqué. Un de ses plus grands talents, à ajouter à celui de foutre le bordel dans ta tête. T'es mal non plus dans le genre, qu’elle te dit alors que sa main parcoure ta mâchoire. Tu poses ta main dans le bas de son dos, dessinant de petits cercles imaginaires. En général, tu n’es pas si affectueux avec elle. Ou seulement quand elle dort, quand tu es sûr qu’elle ne remarquera pas que tu as baissé ta garde. Là, tu n’y penses plus à cette garde, habituellement ancrée en toi. Tu réalises que tu es bien avec elle. Tu es bien avec elle quand vous êtes seuls. Quand il n’y a personne pour te rappeler que tu n’es pas de son monde, quand il n’y a personne pour te rappeler qu’elle et toi, c’est une histoire impossible. Tu profites de sa présence, tu profites de cette proximité parce que demain, il y a de grandes chances que tout soit fini. Un retour à la case départ, à la case où l’essentiel c’est de prétendre. Putain d’ironie. Alors, de quoi tu te caches Roxanne ? Tu fais référence à son masque, à son apparence de princesse glaciale. La vérité, c’est qu’il y a trop de mystère autour d’elle. Tellement de mystère que parfois, tu as juste peur de perdre pied. J’ai beaucoup de mal à te cerner, tu lui dis simplement, fixant ses iris bleues une nouvelle fois.

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MessageSujet: Re: I guess there's got to be a break in the monotony. (roxy)   Ven 7 Mar - 20:41


    Roxanne, elle se souvient du jour où elle a appris qu'elle avait été adopté. Elle apprenait encore à lire et cherchait à déchiffrer tous les mots qui tombaient sous son regard. Elle était assise dans le bureau de sa mère et avait vu un magazine avec une photo splendide d'elle-même dans les bras de son père et avait lu la légende, ses petits yeux bleus froncés pour déchiffrer le mot. Naïvement, elle avait demandé à sa mère ce que ça voulait dire adopter. Et sa mère lui avait tout expliqué. Elle lui avait dit qu'ils voulaient un petit bébé, mais qu'ils n'avaient jamais réussi. Ce qui était pas bien grave au fond, puisqu'ils l'avaient eu elle et qu'elle avait été la plus grande bénédiction de leur vie, mais tout ce que Roxanne avait retenu, c'est que si Monsieur et Madame Burrows l'aimaient, il y avait un autre couple qui avait considéré qu'elle n'était qu'une erreur de la nature, qu'un déchet qu'on jette à la poubelle, qu'une formalité administrative qu'on oubliait avec une signature. Encore aujourd'hui, c'est ce qu'elle entend quand le silence devient trop pesant autour d'elle. C'est ce qui hante chacune de ses nuits. Elle n'a pas besoin de suivre une thérapie pour savoir que son caractère est faussé par sa peur de l'abandon. Elle laisse les gens à distance de peur qu'aussi se rendent compte qu'elle n'en vaut pas la peine, qu'il vaut mieux la laisser sur le bord de la route. Habituellement, ça fonctionne. Son sourire a vendu du rêve à des millions de personne. Elle sait encore l'utiliser pour camoufler chacune de ses failles. Elle cherche la compagnie dans les bras d'inconnus pour que le silence ne soit jamais présent dans sa chambre. Elle a même pris une colocataire pour ne jamais avoir à mettre les pieds dans un appartement vide. Roxanne, la solitude, c'est pas quelque chose qui lui réussi. Elle a besoin d'être entourée, d'être dans le bruit pour oublier à quel point c'est facile de l'oublier elle. Jusqu'à présent, ça a fonctionné, mais Kurtis voit clair dans son jeu. Ca devrait la déstabiliser, pourtant, elle veut en savoir plus. Elle veut le connaître. Elle veut savoir ce qui se cache derrière le masque, si lui aussi camoufle chacune de ses peurs sous son air d'homme dur ou si c'est simplement ce qu'il est, un homme froid et condescendant. Plus le temps passe, plus elle se rend compte que ses préjugés n'ont aucun fondement, qu'il est plus que ce qu'il laisse paraître. Encore plus ennuyant que toi. Alors je m’occupe constamment pour l’oublier... Un petit sourire se dessine sur son visage. Ennuyant n'est pas le terme qu'elle aurait utiliser pour le définir. Tout le monde compte toujours sur moi. Alors je m’efforce d’être toujours à la hauteur pour les autres, pour que tout le monde soit heureux. Elle déteste le sourire triste qui se dessine sur son visage, c'est encore pire que le sourire moqueur qu'il lui offre habituellement. L'espace d'une seconde, elle se surprend même à détester toutes les personnes qui sont la raison de ce sourire. Pire, elle a l'impression qu'elle pourrait être prête à tout pour que ce sourire ne déforme plus jamais son visage, à redevenir la princesse qu'il méprise, à se ridiculiser en permanence, juste pour que ses sourires soient moqueurs plutôt que triste. Ses doigts dessinent le contour de sa mâchoire. Et qui est là pour toi ? Qui s'assure que toi t'es heureux ? Elle n'a pas besoin d'entendre sa réponse pour la connaître. Personne. Il affronte la vie tout seul. Comme elle, il met les gens à distances, parce qu'il sait que la vie n'est pas de tout repos et que personne ne reste. Jamais. Les gens sont aussi éphémères que tout le reste. Et bien, tu ne t’ouvres pas aux gens, sûrement parce que tu as déjà été déçu. Tu te plains peu, tu essaies juste d’être comme tout le monde attend que tu sois. Tu te caches derrière une carapace, une apparence que tu t’es fixée et personne n’est assez futé pour le remarquer. Personne n'a jamais vu aussi clairement dans son jeu. Personne jusqu'à présent ne s'est assez soucié d'elle pour remarquer qu'elle joue un jeu pour cacher ses failles. Elle se recule quelque peu, choquée que ce soit lui, parmi tous les autres, qui a remarqué ce qu'elle pensait invisible. On a les mêmes méthodes, Roxanne. C’est assez facile à reconnaître. Elle suppose qu'il a raison. Mais c'est pas ce qu'elle retient. Il s'intéresse à elle. Du moins assez pour remarquer sa carapace. Pourtant t'es le premier à le remarquer. Si c'est facile à reconnaître, pourquoi il est le seul à avoir vu dans son jeu ? Elle ne veut pas avoir de faux espoirs, mais c'est plus fort qu'elle. Kurtis est le premier avec lequel elle se sent bien. Sa main qui glisse dans son dos lui procure des frissons dans tout le corps. Elle a chaud, mais ne s'est jamais senti aussi bien. Ses barrières tombent à peu et elle devrait avoir peur, mais pas avec lui. Elle se sent bien. Elle se sent elle-même. Demain, il y a de fortes chances qu'il soit de retour au point de départ, dans le monde de faux semblants. C'est plus facile de prétendre que d'affronter une réalité trop douloureuse. Elle ne veut pas penser à demain. Alors, de quoi tu te caches Roxanne ? Ben oui de quoi tu te caches Roxanne ? T'es en bonne santé. Tes parents sont en bonne santé et continuent de se soucier de toi. T'as tout ce que tu désires. Un compte en banque bien fourni, une vie professionnelle comblée. T'as 1214 amis facebook et le double de followers sur twitter. T'es entourée en permanence. Alors de quoi tu te caches ? Et elle sait au fond Roxanne. Elle se camoufle, joue le rôle de la princesse glaciale pour éviter qu'on s'approche trop d'elle, qu'on remarque ses failles. Elle donne envie, elle marque les esprits mais reste seule dans sa prison dorée, de peur qu'on l'abandonne. Parce qu'elle sait, oh oui elle sait, qu'elle ne supporterait pas un autre abandon. Et c'est pour cette raison qu'elle devrait partir, maintenant, qu'elle devrait au moins mettre de la distance avant de tomber irrémédiablement et de ne plus jamais pouvoir se relever. Pourtant son regard croise le sien et les mots qu'elle retient depuis toujours s'échappent de ses lèvres. Des autres. Et du mal qu'ils pourraient lui faire, qu'il pourrait lui faire. Et elle ne devrait pas lui dire ça, parce que son aveu lui donnerait le pouvoir de la briser s'il le voulait. Tout le monde oublie Roxanne. C'est facile de l'oublier. Elle est insignifiante. Mais, personne n'oublie Roxanne Burrows. Elle se mordille la lèvre et se repousse quelque peu, mettant de la distance entre eux. Elle ne peut pas lui laisser ce pouvoir. Elle doit reprendre le contrôle d'elle-même avant d'abandonner toute résistance et devenir une poupée dont on dispose. Oublie ce que je viens de dire, c'est ridicule. Elle attrape son verre et boit une dernière gorgée. J’ai beaucoup de mal à te cerner. Son regard se pose dans le sien. Elle aussi, elle a du mal à le cerner. Il y a moins d'une demi heure, elle voulait l'étrangler et maintenant, elle hésite entre le besoin de s'oublier complètement entre ses bras et l'oublier lui. C'est peut être mieux comme ça.


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If I spilled my cards
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And now I'm here to give you all my love
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